Les apparitions de la Rue du Bac à Paris

Les apparitions de la Rue du Bac à Paris

Cénacles paroissiaux de la haute-Doller 2020 – 1

Zone de Texte:  En ce mois d’octobre, la reprise des cénacles de prière suscités par Mgr Luc RAVEL pourrait être l’occasion d’approfondir la place de Marie dans notre pays et notre propre vie. En effet, au cours du XIXe siècle, la Vierge Marie est apparue en France à cinq reprises : Lourdes (1854), La Salette (1846), Pontmain (1871), la Rue du Bac (1830) et Pellevoisin (1876). Marie a ainsi tracé un grand « M » lors de ses cinq grandes venues. A l’initiative d’un groupe de laïcs et soutenus par près de 30 évêques, deux calèches sont parties de Lourdes et de La Salette pour se retrouver à Pellevoisin, le 12 septembre dernier au terme de 104 jours de marche sur les routes de notre pays. Du 12 au 17 août 2020, le pèlerinage M de Marie a traversé de manière inédite la ville de Paris pour 5 jours de processions et de prières. A l’issue de la messe solennelle du 15 août au Sacré-Cœur de Montmartre et en présence de Notre-Dame de France, Mgr Michel Aupetit a consacré la ville de Paris aux Cœurs unis de Jésus et Marie.

Alors que notre pays fait face à des défis immenses, auxquels s’ajoute ce nouveau drame de l’épidémie du coronavirus qui fait rage en Europe et dans le monde, je vous propose, au cours de ce mois d’octobre, de découvrir l’histoire et le message de ces différents lieux de pèlerinage et de réunir les différents cénacles paroissiaux pour faire monter pour nos familles et notre pays, nos prières et nos demandes. Le mois du rosaire sera ainsi ponctué de deux veillées : le 30 septembre, veille de la fête de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus à Masevaux à 20 h et le 13/10 en la fête de la dernière apparition à Fatima. Nous prierons également pour les personnes souffrantes, plus particulièrement lors de la messe du 25/10 à 10 h 30 au cours de laquelle, le sacrement des malades sera donné à Masevaux.

Belle démarche à chacun, abbé Frédéric FLOTA, curé

Les apparitions de la Rue du Bac à Paris

Catherine rencontre la Sainte Vierge. Le 18 juillet 1830, à 23h30, Sœur Catherine s’entend appeler par son nom. Un mystérieux enfant l’invite à se lever : « La Sainte Vierge vous attend. » Arrivée dans la chapelle, son petit guide lui dit : « Voici la Sainte Vierge. » La Sainte Vierge désigne de la main l’autel où repose le tabernacle et dit : « Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. »

imageLa deuxième apparition. Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît à Sœur Catherine dans la chapelle. D’abord elle voit comme deux tableaux vivants et dans lesquels la Sainte Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent. Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d’une croix qu’elle élève vers le ciel. Catherine entend : « Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier. »Dans le 2e tableau, des mains ouvertes de la Sainte Vierge sortent des rayons d’un éclat ravissant. Une voix explique : « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent. » Certains rayons cependant restent sombres : ce sont les grâces que personne ne demande. Puis un ovale se forme autour de l’apparition et cette invocation s’inscrit en demi-cercle en lettres d’or : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Une voix se fait entendre : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces. » Enfin le tableau se retourne et Sœur Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.

Symbole suffisamment clair, cette Médaille nous rappelle que nous sommes des chrétiens rachetés par un Dieu crucifié en face de sa mère Zone de Texte:  douloureuse ; que nous sommes les enfants d’un Dieu qui nous aime, qui nous donne son cœur et qui demande en retour le nôtre pour étendre son royaume d’amour et de paix parmi les hommes, et en priorité parmi les plus souffrants, comme va le faire Sœur Catherine. Méditons ce langage convaincant de la Médaille ! Elle est un saisissant raccourci de notre foi chrétienne. En décembre 1830, pendant l’oraison, la Sainte Vierge se présente une troisième fois auprès du tabernacle, un peu en arrière et lui confirme sa mission. Elle ajoute : « Vous ne me verrez plus. » C’est la fin des apparitions.

La mission. Sœur Catherine confie tout cela à son confesseur, le Père Aladel, lazariste, qui lui demande de ne plus penser à toutes ces « imaginations ». Il finit cependant par parler du projet de médaille à Mgr de Quélen, archevêque de Paris, qui accepte. Sa formation terminée, Catherine arrive à l’hospice d’Enghien, à Reuilly, un quartier pauvre de Paris. Pendant quarante-six ans, elle va servir Jésus-Christ dans la plus grande discrétion à travers les pauvres : vieillards de l’hospice, miséreux du quartier, blessés des révolutions et de la guerre. En février 1832, éclate à Paris une terrible épidémie de choléra, qui va faire plus de 20 000 morts ! Les Filles de la Charité commencent à distribuer, en juin, les 2 000 premières médailles frappées à la demande du Père Aladel. De manière stupéfiante, les protections et les conversions se multiplient, comme les guérisons… C’est un raz-de-marée ! Le peuple de Paris appelle la médaille « miraculeuse ». Accompagnée d’une notice explicative écrite en août 1834 par le Père Aladel, elle se répand aux Etats-Unis (1836), en Pologne (1837), en Chine, en Russie (1838). Dix ans après les apparitions, elle est diffusée à plus de dix millions d’exemplaires. À la mort de sœur Catherine, en 1876, on compte plus d’un milliard de médailles !


Le bon choix. La médaille est un appel à la conscience de chacun, pour qu’il choisisse, comme le Christ et Marie, la voie de l’amour jusqu’au don total de soi. Porter une médaille n’est donc pas de la superstition ni de la magie ; c’est un rappel de la foi qui nous stimule à montrer notre reconnaissance pour ce don gratuit de Dieu par une conduite digne de ce que nous sommes : des enfants de Dieu ! Dieu seul fait les miracles mais il les fait, quelquefois, au moyen d’objets de piété bien matériels, par l’intercession de Marie et des saints. Le message de la médaille est un appel à la confiance en l’intercession de la Sainte Vierge. Acceptons humblement de demander des grâces par ses mains ! En 1894, le pape Léon XIII a reconnu les apparitions de la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré. Depuis lors, le 27 novembre est célébrée la fête liturgique de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse.

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Déroulement possible du cénacle :

Choisir un chant d’entrée

Après avoir lu l’histoire des apparitions de Marie à Ste Catherine Labouré, proposer un temps de partage à partir des questions suivantes :

Qu’est-ce qui me touche dans ce récit ?

M’arrive-t-il de prier la Vierge Marie ?

Ai-je déjà été exaucé(e) dans certaines circonstances ?

Y a-t-il quelque chose que je découvre sur la place ou la mission de Marie, concernant la description du dos de la médaille p.3 ?

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L’exemple tout simple de la prière de Catherine Labouré : « Lorsque je vais à la chapelle, je me mets là, devant le Bon Dieu, et je lui dis : « Seigneur, me voici, donnez-moi ce que vous voulez ». S’il me donne quelque chose, je suis bien contente et je le remercie. S’il ne me donne rien, je le remercie encore, parce que je n’en mérite pas davantage. Et puis je lui dis alors tout ce qui me vient dans l’esprit. Je lui raconte mes peines et mes joies, et j’écoute. Si vous l’écoutez, Il vous parlera aussi, car, avec le Bon Dieu, il faut dire et écouter. Il parle toujours quand on y va bonnement et simplement ».

Prière à Notre‑Dame de la Médaille Miraculeuse

Tu es bénie entre toutes les femmes, bienheureuse toi qui as cru.                      Le Puissant fit pour toi des merveilles, la merveille de ta maternité divine !       Et en vue d’elle, la merveille de ton Immaculée Conception,                                 La merveille de ton « oui ».

Tu as été associée si intimement à toute l’œuvre de notre Rédemption, associée à la Croix de notre Sauveur ton cœur en a été transpercé, à côté de son cœur et maintenant, dans la gloire de ton Fils, tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs.

Tu veilles sur l’Église dont tu es la Mère.                                                                   Tu veilles sur chacun de tes enfants.                                                                          Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces que symbolisent les rayons de lumière qui irradient de tes mains ouvertes,                                                                A la seule condition que nous osions te les demander,                                        que nous approchions de toi avec la confiance, la hardiesse, la simplicité d’un enfant. Et c’est ainsi que tu nous mènes, sans cesse, vers ton divin Fils. Amen    (Prière de saint Jean‑Paul II, 31 mai 1980 – rue du Bac)

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Dizaine du chapelet (une intention par Je vous salue Marie)

  • En remerciement pour toutes les grâces obtenues de Dieu par Marie ;
  • Pour les personnes qui nous ont demandé de prier pour elles ;
  • Pour notre village et ceux qui sont chargés de le diriger ;
  • Pour les personnes malades de notre entourage ;
  • Pour que nous arrivions à répondre généreusement et joyeusement aux divers appels de notre entourage ;
  • Pour les enfants et les adolescents qui sont encore indécis par rapport à la catéchèse ;
  • Pour tous les chapelains et les confesseurs des lieux de pèlerinage ;
  • Pour que les pasteurs chargés de discerner les signes de Dieu soient éclairés par l’Esprit saint ;
  • Pour la paix dans le monde ;
  • Pour nos intentions et celles qui nous sont confiées

Quelques idées pour une petite résolution de la semaine :

  • Dire quotidiennement la prière à ND de Médaille Miraculeuse
  • Prier une ou plusieurs dizaines du chapelet
  • Me rendre dans une église ou une chapelle
  • Lire le récit de la conversion d’Alphonse Ratisbonne

Proposition de chants

La première en chemin :

1.  La première en chemin, Marie tu nous entraînes, à risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu. Et voici qu’est semée en l’argile incertaine de notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu. Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemin vers Dieu (bis).


2.  La première en chemin, en hâte tu t’élances, prophète de Celui qui a pris corps en toi. La parole a surgi, tu es sa résonance et tu franchis des monts pour en porter la voix. Marche avec nous, Marie, aux chemins de l’annonce, ils sont chemin vers Dieu (bis).

6. La première en chemin avec l’Eglise en marche dès les commencements, tu appelles l’Esprit ! En ce monde aujourd’hui, assure notre marche ; que grandisse le corps de ton fils Jésus-Christ. Marche avec nous, Marie, aux chemins de ce monde, Ils sont chemin vers Dieu (bis).

Couronnée d’étoiles :

Nous te saluons, ô Toi Notre Dame, Marie Vierge Sainte que drape le soleil,
Couronnée d’étoiles la lune est sous tes pas, en toi nous est donnée l’aurore du salut.

1- Marie Ève nouvelle et joie de ton Seigneur,
Tu as donné naissance à Jésus le Sauveur,
Par toi nous sont ouvertes les portes du jardin.
Guide-nous en chemin, Étoile du matin.

2- Tu es restée fidèle, Mère au pied de la croix,
Soutiens notre espérance et garde notre foi.
Du côté de ton Fils, tu as puisé pour nous,
L’eau et le sang versés, qui sauvent du péché.

3- Quelle fut la joie d’Ève, lorsque tu es montée,
Plus haut que tous les anges, plus haut que les nuées.
Et quelle est notre joie, douce Vierge Marie
De contempler en toi la promesse de vie.

4- Ô Vierge immaculée, préservée du péché,
En ton âme, en ton corps, tu entres dans les cieux.
Emportée dans la gloire, sainte Reine des cieux,
Tu nous accueilleras un jour auprès de Dieu.

Vierge Sainte :

1 – Vierge Sainte, Dieu t’a choisie, depuis toute éternité,
Pour nous donner son Fils bien-aimé, pleine de grâce nous t’acclamons.

Ave ! Ave ! Ave Maria !

2 – Par ta foi et par ton amour, Ô Servante du Seigneur !
Tu participes à l’œuvre de Dieu, pleine de grâce, nous te louons.

3 – En donnant aux hommes, ton Fils, Mère riche de bonté,
Tu fais la joie de ton Créateur, Pleine de grâce, nous t’acclamons.

4 – Ô Marie, Refuge très sûr pour les hommes, tes enfants,
Tu nous comprends et veilles sur nous, pleine de grâce nous te louons.

5 – Tu demeures près de nos vies, nos misères et nos espoirs,
Pour que la joie remplisse nos cœurs : pleine de grâce, nous t’acclamons.

Vierge de lumière :

Vierge de lumière, tu es le sourire d’un Dieu qui nous aime, O Notre Dame.

1 – Vierge de lumière toute remplie de grâce

Dieu vers Toi se penche, il t’a choisie avec amour.

2 – Vierge de lumière, vierge conçue sans tache

Vierge sans pareille, Vierge Marie, réjouis-toi !

3 – Vierge de lumière, tu as donné aux hommes

Le Sauveur du monde : Il a pris chair en notre chair.

4 – Vierge de lumière, mère de tous les peuples

Mère de l’Eglise, Temple de Dieu, réjouis-toi !

Toi Notre Dame :

Toi, notre Dame, nous te chantons ! Toi, notre Mère, nous te prions !

1 – Toi qui portes la vie, toi qui portes la joie,

toi que touche l’ Esprit, toi que touche la croix.

2 – Toi qui donnes l’espoir, toi qui gardes la foi,

toi qui passes la mort, toi debout dans la joie.

3 – Toi le cœur sur la main, toi la joie pour les yeux,

toi, le miel et le vin, ô sourire de Dieu.

Regarde l’étoile :

1. Si le vent des tentations s’élève, si tu heurtes le rocher des épreuves.
Si les flots de l’ambition t’entraînent, si l’orage des passions se déchaîne :

R. Regarde l’étoile, invoque Marie, si tu la suis, tu ne crains rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie, elle te conduit sur le chemin !

2. Dans l’angoisse et les périls, le doute, quand la nuit du désespoir te recouvre.

Si devant la gravité de tes fautes la pensée du jugement te tourmente :

3. Si ton âme est envahie de colère, jalousie et trahison te submergent.
Si ton cœur est englouti dans le gouffre, emporté par les courants de tristesse :

4. Elle se lève sur la mer, elle éclaire, son éclat et ses rayons illuminent.
Sa lumière resplendit sur la terre, dans les cieux et jusqu’au fond des abîmes.

CODA : Si tu la suis, tu ne dévies pas, si tu la pries, tu ne faiblis pas.
Tu ne crains rien, elle est avec toi, et jusqu’au port, elle te guidera.

Regina Cæli, laetare, alleluia, quia quem meruisti portare, alleluia.
Resurrexit, sicut dixit, alleluia. Ora pro nobis Deum, alleluia.
V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.
R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.

Salve, Regína, Máter misericórdiæ, Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve. Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ. Ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum válle. Eia ergo, Advocáta nóstra, íllos túos misericórdes óculos ad nos convérte. Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi, nóbis post hoc exsílium osténde. O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.

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