19e Dim du TO B

19e Dim du TO B

Nous avons déjà tous fait l’expérience d’une rencontre qui s’est mal passée, d’un repas de fête qui n’a pas tenu toutes ses promesses, d’une amitié qui s’est achevée de façon blessante. Quand nous en parlons à nos proches et qu’ils essayent de nous raisonner, nous leur disons parfois : « je comptais beaucoup sur son aide », « j’attendais autre chose de lui », « elle m’a déçu ». Trop souvent nous nous disons : « Dieu ne voit pas le mal que je fais, il a bien d’autres choses à faire. Après-tout, il y en a qui font pire que moi ! » Ce dimanche, l’apôtre Paul nous dit : « Frères, n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu », « ne crois pas que Dieu est absolument insensible à ce qui se passe dans ton cœur au point que cela lui est complètement égal que tu sois un saint ou que tu sois un mécréant : « N’attriste pas l’Et St, car Il est le meilleur conseiller que le Christ t’a donné ».

  1. Comment peut-on attrister le Saint-Esprit ?
  2. Quand on Lui résiste : on ne faisant pas ce qu’Il nous demande, en ne répondant pas aux motions intérieures qu’Il nous donne, lorsque nous avons des évidences que nous ne voulons pas parce que sinon, nous devrions changer des choses dans notre vie. Juste avant qu’il ne soit lapidé, le diacre Etienne reprochait aux membres du sanhédrin (Actes 7, 51) d’avoir : « la nuque raide, (…) depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ».
  3. En Lui mentant : Après la Pentecôte, lorsque la 1ère communauté chrétienne se consolide, des croyants mettent leurs biens en commun. Ananie et Saphira vont jusqu’à vendre une propriété, mais au lieu d’apporter tout le produit de la vente, ils en gardent une partie en faisant croire que ce qu’ils en donnent la totalité. Pierre dit alors à Ananie : « Comment se fait-il que Satan ait envahi ton cœur, pour que tu mentes à l’Esprit Saint ? » (Actes 5, 3)

Prenez le temps de lire ce qui précède la 2e lecture de ce dimanche (Ephésiens 4, 30 – 5, 2). Aux versets (4, 25-30), Paul nous parle des autres actes qui attristent l’Esprit de Dieu : le mensonge, la colère (v. 26) qui nous fait pécher et qui se prolonge par la rancune, la malhonnêteté (v. 28), les mauvaises paroles (v. 29-31). De même dans le passage qui suit (Ephésiens 5, 1), il est question de débauche, d’égoïsme, de cupidité, de paroles grossières, des propos équivoques, contraires à la bienséance…

  1. Qu’arrive-t-il lorsque le Saint-Esprit est attristé ?

Comme nous, Il se retire des cœurs où Il n’est pas aimé. Quand nous menons une vie sale et sordide, et que nous sommes insensibles à sa voix, il se retire.

La Bible nous montre que cela peut arriver même aux meilleurs !

  • Samson en a fait les frais lorsque, se complaisant dans la débauche et la compromission avec Dalila, envoyée par les Philistins, ses ennemis. Elle lui a fait révéler le secret de sa force liée à ses cheveux. Une fois ceux-ci coupés durant son sommeil, Samson a été capturé alors qu’il pensait qu’il se battrait comme les autres fois. Or, « le Seigneur s’était éloigné de lui ». (Juges 16, 20)
  • Saül avait reçu l’onction royale des mains du prophète Samuel, mais à cause de sa mauvaise vie, Dieu lui a retiré son esprit : « L’Esprit du Seigneur se détourna de Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le Seigneur, se mit à le tourmenter ». (1 Samuel 16, 14).
  • Le roi David ayant vu la fin de règne de Saül était conscient de ce qui arrivait à celui à qui Dieu retirait son esprit. C’est pourquoi, après son péché d’adultère avec Bethsabée doublé du meurtre de son mari, Urie le Hittite, il supplia le Seigneur : « Ne me reprends pas ton Esprit Saint ». (Psaume 50, 13).

3. Comment peut-on réjouir le Saint-Esprit ?

  • En l’invoquant, en faisant de Lui notre ami, notre conseiller, notre guide,
  • En cherchant à imiter Dieu dans sa miséricorde et son pardon (Ephésiens 5, 1). Le diable sait qu’être fâché, est une entrave avec Dieu à cause de la négativité de nos pensées. Plus on est fâché, plus nous avons au-dessus de notre tête, une sorte de nuage gris-noir qui vient obscurcir nos pensées, nos paroles, notre imagination, notre façon d’écouter et jusqu’à notre style de vie. Nous ne devons pas laisser le ressentiment lié aux offenses polluer notre cœur et le boucher, comme un évier dont l’eau ne s’évacue pas.
  • Par la vérité de nos paroles, par un travail honnête, la bienveillance envers les autres, par les bonnes paroles d’encouragement, par les sentiments de charité, de bonté et de miséricorde.
  • Quand nous sommes abondants en action de grâce et en louange. Lorsqu’on réjouit le Saint-Esprit, il y a intimité entre lui et nous. Il devient notre compagnon, notre guide. Il se manifeste par des dons, par des miracles.
  • En cherchant ses consolations et non pas d’autres, passagères et humaines dans l’alcool, les compensations alimentaires, les images vaines et sales sur nos écrans.

Si nous avons compris l’importance de la vie en Dieu : Père, Fils et Esprit, nous retrouverons assez naturellement la nécessité de vivre une réelle intimité avec le St-Esprit. Ainsi les paroles du Notre Père ne seront pas juste une récitation, mais deviendront réellement une prière et notre ligne de vie.

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