Fête du Christ Roi

Fête du Christ Roi

34e dimanche du TO

Contexte : Nous sommes arrivés au terme de l’année liturgique. La fête du Christ-Roi est la dernière solennité que nous célébrons avant l’entrée en Avent de la semaine prochaine. Depuis 15 jours, nous lisons ensemble le chapitre 25 de st Matthieu. Nous voilà donc arrivés à la dernière des trois paraboles qui le composent. Après celle des 5 vierges prévoyantes et des 5 insensées, puis celle des talents, nous venons d’entendre celle du jugement dernier. 

Que peut-on dire de ce Fils de l’Homme ?

  • D’abord c’est un berger qui fait bien son travail. Il veille à la qualité et à la pérennité de la vie parce qu’il sépare les brebis des boucs du fait que ces deux animaux ne sont pas assortis pour être féconds ensemble et avoir un bel engendrement.
  • Ce Fils de l’Homme est ensuite LE Fils bien aimé du Père puisqu’il parle des « bénis de son Père » ;
  • Il est ensuite LE frère des plus petits et pour finir LE Roi qui :
    • Opère à la fois le rassemblement de tous mais aussi une séparation comme lors de la création du monde lorsque Dieu sépara les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, ainsi que la lumière des ténèbres),
    • Enfin, il accorde l’accès à un héritage préparé depuis la fondation du monde.

Le jugement : Le Fils de l’Homme, c’est une figure biblique, humaine et divine déjà présente dans le Livre de Daniel et dans l’Apocalypse. C’est Jésus dont nous disons dans le credo : « Il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin ».

Saint Jean de la Croix nous dit : « Au soir de votre vie, vous serez examinés sur l’amour. Apprenez donc à aimer Dieu, comme Il veut l’être et à vous détacher de vous-même ».

Le loto gagnant de Don Bosco pour aller au ciel : Deux joueurs acharnés des jeux de hasard demandaient un jour à Don Bosco ce qu’il fallait jouer pour gagner au loto hebdomadaire. Devant leur demande pressante, il répondit : « 6, 10 et 14. Et vous gagnerez… Mais attention, c’est le ciel que vous gagnerez. Si vous appliquez les 6 commandements de l’Eglise, les 10 commandements de Dieu et les 14 œuvres de miséricorde, vous vous amasserez un trésor dans le ciel ».

Concernant cette combinaison du loto gagnant, je voudrais m’attarder avec vous sur le chiffre 14 qui représente les 7 œuvres de miséricorde corporelles et les 7 œuvres de miséricorde spirituelles. Je vous propose de les passer brièvement en revue.

Nourrir ceux qui ont faim : il y a le droit à l’alimentation, le droit à l’eau pour nourrir le corps, mais Jésus nous rappelle que : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu ». En tant qu’être humain, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, il est capital que nous ayons aussi une nourriture spirituelle qui nous aide à donner un sens à notre vie, qui nous empêche de commettre le mal, voir l’irréparable. Jésus s’est présenté comme : « le Pain de la Vie éternelle ». Frères et sœurs, ne vous en abstenez pas venez communier, demandez à vos prêtres de pouvoir communier, nous sommes là pour cela !

Donner à boire à ceux qui ont soif : Jésus lui-même a eu soif au puits de Jacob et sur la croix. Mais à travers ce cri : « J’ai soif », il a aussi exprimé sa soif d’amour. Nous savons aussi qu’il y a des paroles qui humectent et abreuvent les lèvres desséchées de l’âme ! « Mon âme a soif du Dieu vivant, quand le verrai-je face à face » (Ps 42, 3).

Donner l’hospitalité : Dans la tradition chrétienne, la règle de st Benoit demande aux moines d’accueillir, mais c’est l’esprit de cet accueil qui est important : « Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ (…) envers ceux qui partent et ceux qui arrivent, on courbe la tête ou bien on se prosterne à terre pour adorer en eux le Christ que l’on reçoit » (Règle bénédictine 53, 1. 6-7).

Vêtir celui qui est nu : La vie de st Martin avec le partage du manteau en plein hiver, nous rappelle qu’en cette période hivernale il y a des gens qui n’ont pas assez d’habits chauds alors que nos armoires sont pleines de vêtements inutilisés. Toutefois, la nudité peut être compris comme celle du cœur, de l’esprit et de la vie, la nudité de ceux qui sont humiliés au vu et au su de tous et qui sont sans défense. Mère Teresa avait cette belle phrase disant : « Il faut couvrir le péché des autres du manteau de la charité ».

Assister les malades et visiter les prisonniers : je regroupe ici deux œuvres de miséricorde : visiter les personnes fragilisées dans leur santé, mais aussi les fracassés de la vie et les prisonniers de tourments ou d’addictions diverses. Certains sont parfois prisonniers de leur colère, de la jalousie. Demandons à Dieu de nous aider à trouver les clés qui nous permettront de les rejoindre dans leur prison intérieure

Ensevelir les morts : les rites funèbres se retrouvent dans toutes les civilisations. Mais pour nous chrétiens, il s’agit non pas seulement de mettre le défunt en terre mais le présenter au ciel, de l’envelopper dans nos prières et de les associer à celles des autres.

Frères et sœurs, dans une semaine, nous entrerons dans le temps de l’Avent. Ne passons pas à côté des occasions de faire le bien autour, pour qu’un jour, nous entendions Jésus nous dire : « Viens, toi le béni de mon Père ».

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