Marie dans la vie des enfants

Marie dans la vie des enfants

                      

Marie, notre maman du Ciel,

Une maman que l’on ne voit pas… pourtant, lorsque nous pensons à elle, lorsque nous la prions, nous sentons bien qu’elle est auprès de nous.

Nous l’aimons surtout parce qu’elle est la maman de Jésus ! Grâce à sa confiance totale en Dieu et à sa grande capacité d’amour elle a pu, toute sa vie, accepter ce qu’elle ne comprenait pas et elle a pu vivre les terribles événements de la mort de son Fils sur la Croix.

C’est bien à ce moment-là que Jésus nous l’a donnée pour maman, pour qu’elle nous aide et nous aime. Alors, elle ne nous quitte jamais.

Quand Marie était une petite fille elle, avec Anne et Joachim, sa maman et son papa, elle allait souvent prier dans le Temple de Jérusalem. Elle a grandi comme les autres petites filles de son époque, mais en gardant son cœur tourné vers Dieu.

C’est parce que son cœur est rempli d’amour, qu’elle sait tout de suite de quoi nous avons besoin, et ce que Dieu attend de nous.

Pendant ces 3 jours, nous allons découvrir :

  • 1. comment Marie est apparue à des enfants et leur a demandé de bien faire leur prière
  • 2. comment elle a consolé Karol, qui à l’âge de 9 ans a perdu sa maman
  • 3. comment elle a guéri la petite Thérèse.

Tu comprendras alors que c’est un très grand bonheur d’être aimé de cette maman du Ciel de pouvoir prier avec elle, car elle nous aide à mieux nous tourner vers son fils Jésus.

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A Fatima, Marie demande aux enfants de bien faire leur prière

A Fatima au Portugal, en 1916, alors que la guerre fait rage, Lucie 9 ans et ses cousins Jacinthe 6 ans et son frère François 8 ans gardent les moutons de leurs parents.

Un jour, après avoir récité leur chapelet, une vive lumière leur fait lever la tête.

Ils aperçoivent au-dessus d’un chêne, « une dame habillée de blanc » tenant à la main un chapelet

« Je suis du Ciel » dit-elle. « Je viens vous demander de revenir ici le 13 de chaque mois, 6 fois de suite et de réciter le chapelet chaque jour pour que la guerre finisse ».

Au fil des apparitions, Marie leur révèle plusieurs secrets qu’ils doivent garder. Elle invite les enfants à bien faire leur travail, même et surtout si cela est difficile. En effet les choses difficiles faites avec amour sont des sacrifices qui font plaisir à Jésus et Marie, et nous obtiennent le Ciel.

Les parents de François, Jacinthe et Lucie sont très fâchés d’apprendre ce qui se passe. Le chef de la ville met même les enfants en prison pour leur faire dire la vérité. Mais rien à faire, c’est bien Marie qui vient leur parler.

Une dernière apparition a lieu le 13 Octobre 1917. La Dame leur dit : « Je suis la Madone du Rosaire. Continuez à réciter le chapelet tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. »                          

2 Parole de Dieu

Seigneur, apprends-nous à prier » (Luc 11,1-4)

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand Il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »

Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que Ton règne vienne.

Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.

 Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

  Pour comprendre la parole de Dieu                                                                             

Les disciples regardent Jésus prier. Comme c’est beau de l’entendre dire « Père ». En le voyant et en l’entendant, ils comprennent combien Jésus et son Père s’aiment, comme ils sont unis. Il y a une grande confiance entre eux.

Les disciples aimeraient bien prier comme lui et connaître eux aussi cet amour et cette confiance en Dieu. Alors ils lui disent :
« Seigneur, apprends-nous à prier. »

Alors, ce jour-là, Jésus apprend la prière du Note Père à ses amis, et il leur enseigne quelque chose de nouveau pour eux, et qui est très important : Son Père est aussi notre Père. Nous aussi, comme lui, grâce à l’Esprit Saint, nous pouvons appeler Dieu : « Père » et nous pouvons, nous tourner vers Lui avec amour

Nous découvrons que si nous sommes enfants de Dieu, nous sommes les frères et sœurs de Jésus.

Alors quand tu pries, tu ne te contentes plus de seulement te tourner vers Jésus. Mais, avec Lui, ensemble, tu peux te tourner vers le Père. Jésus nous dit aussi quoi demander à Dieu le Père :

Que son nom soit sanctifié et que son règne vienne : Qu’il entre définitivement dans notre vie et que se réalise pleinement son plan d’amour sur nous et sur les autres.

Jésus nous enseigne ainsi à éprouver les mêmes sentiments que lui, pour que notre volonté corresponde à celle de Dieu. Il nous enseigne encore la confiance dans le Père :

Je ferme les yeux en me disant que je suis l’enfant bien-aimé de Dieu. Oui Seigneur je le crois, tu seras toujours avec moi et ne m’abandonnera pas.

Deuxième jour

Marie a toujours été un guide et une maman pour Karol Wojtyla.

Karol Wojtyla est né en Pologne. Sa maman l’appelle qui l’aime beaucoup, l’appelle Lolek » Le soir, avec elle, il médite quelques versets de la Bible et ils prient ensemble. Mais sa maman tombe malade et un jour, en rentrant de l’école, les voisins lui disent qu’il ‘a plus de maman. Il a 9 ans.

Un mois plus tard, Karol fait sa première communion. Il est heureux de recevoir Jésus, mais sa maman lui manque et pendant la messe un sanglot lui échappe. « Maman » murmure-t-il tout bas. Maman, tu me manques tellement.

Karol veut prier pour préparer son cœur à recevoir Jésus. Il joint les mains et incline la tête.

Il sent alors une grande paix l’envahir ; elle est comme une caresse qui le console et le rassure. Il sent en lui la présence chaude et douce de Marie, la maman de Jésus. Il n’est plus seul. Dans son cœur naît un immense élan d’affection pour cette maman du Ciel qui veille sur lui.

Marie va prendre une grande place dans sa vie, l’accompagner dans tout ce qu’il fait. À quinze ans, il devient même président d’une association de jeunes qui se consacre à la Vierge Marie.

Un jour quand Karol devient pape sous le nom de Jean-Paul II, un homme tire sur lui, le blessant grièvement. C’était un 13 mai, jour de la fête de Notre Dame de Fatima. Il en est sûr. Qu’il soit encore en vie relève du miracle. Pour lui, c’est clair : la Vierge lui a sauvé la vie. La protection de Marie, s’est montrée plus forte que le projectile de mort. La balle a été déviée, évitant le cœur. « Une main a tiré et une autre a guidé la balle » dira le chirurgien.

Plus tard, Jean-Paul II ira à Fatima. Et il fera placer la balle qui l’avait blessé, dans la couronne de la statue de Marie.              

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Parole de Dieu: La Visitation 

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Luc 1, 39-45)

 Pour comprendre la parole de Dieu 

Marie a bien écouté ce que Dieu lui a dit par l’intermédiaire de l’ange. Sa cousine Elisabeth qui n’avait jamais eu d’enfant, va être maman, alors qu’elle est très âgée.  Marie n’attend pas qu’Elisabeth appelle à l’aide, elle part l’aider. La sainte Vierge est toujours attentive aux besoins des autres, à nos besoins.

Marie se met ainsi au service d’Elisabeth. Elle lui apporte son cœur par de nombreux gestes d’attention, mais aussi ce qu’elle a de plus précieux, l’enfant qu’elle porte, Jésus.

C’est comme cela qu’elle fait aussi avec nous. Elle nous transmet l’amour de son fils par son attention à nos besoins. Elle sait que nous sommes précieux pour Jésus, et connaît toute notre vie, tout ce dont nous avons besoin.

Marie par sa visite à sa cousine, annonce aussi la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Élisabeth et Jean Baptiste, chacun à leur manière, ne cachent pas leur joie à l’annonce de cette venue de Jésus, le Sauveur du monde. Élisabeth s’écrit : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Jean-Baptiste lui, tressaille de joie dans le sein de sa mère. La promesse de Dieu s’est réalisée, le Sauveur que le monde attendait est là.

Marie laisse aussi éclater sa joie en rendant grâce au Seigneur. Elle nous partage, à l’avance, à nous ses futurs enfants, la joie qui habite son cœur, pour qu’elle devienne la nôtre. A son exemple, nous ne devons pas seulement porter le Christ dans notre cœur, mais nous devons aussi le porter au monde, en le faisant connaître et aimer.                                   

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 Troisième jour

Sainte Thérèse de Lisieux et la Vierge Marie

Thérèse de Lisieux a grandi dans une famille où la sainte Vierge tient une place importante. Chaque jour, la prière familiale se fait devant Marie. La petite Thérèse à l’âge de quatre ans, montre déjà son bonheur de prier devant l’autel de Marie.

Après la mort de sa maman et le départ de sa sœur Pauline, qui était un peu sa « deuxième maman », Thérèse qui a 9 ans tombe dans une étrange maladie. Elle est prise de maux de tête, de douleurs au côté. Elle mange peu, dort mal. Son caractère change. Elle est dans un grand état de faiblesse et on ne peut la laisser seule.

Toute la famille prie pour elle. On fait dire des messes on place la statue familiale de la Vierge dans sa chambre.

Le jour de la Pentecôte 1883, l’état de Thérèse s’aggrave. Ses sœurs tentent de la soulager. Rien n’y fait. Impuissantes elles s’agenouillent au pied du lit et se tournent vers la statue de la Vierge. « Ne trouvant aucun secours sur la terre », la petite Thérèse se tourne elle aussi vers sa « Maman du Ciel ».

« Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau. Son visage respirait une bonté et une tendresse immense. Mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le ravissant sourire de la Sainte Vierge. Alors toutes mes peines s’évanouirent… Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse » (Thérèse).

Quelque chose vient de se passer. Devant ses sœurs stupéfaites, Thérèse est miraculeusement guérie.         

  Parole de Dieu : Les noces de Cana Jean (2,1-11).

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.
Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. »  Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit :
«Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »  

                                                                                                      

Pour comprendre la parole de Dieu :

Aujourd’hui, l’évangile nous parle d’un mariage, c’est à dire d’un moment de joie, d’amour et de bonheur ! C’est pourquoi, durant un repas de noces, rien ne doit manquer afin que la fête soit belle et que chacun reparte heureux.

Pourtant, à Cana, le vin se met à manquer. Marie le voit avant tout le monde, et elle sait que sans vin, la fête sera gâchée. Alors, comme elle a un cœur très aimant et qu’elle désire le bonheur et la joie de tous, elle se tourne vers Jésus.

Elle sait que lui aussi veut le bonheur des hommes ! Aussi, elle lui demande de faire quelque chose.

Elle ne sait pas encore ce que Jésus va faire, elle a confiance en Lui. Elle sait que le vin sera abondant et que la joie sera au rendez-vous… ! Et Jésus répond à la demande de sa maman, il transforme l’eau en vin, en un vin infiniment meilleur que celui qui a été servi auparavant.

Lorsque Thérèse était malade, toute la famille s’est tournée vers Marie pour demander sa guérison. Marie a demandé à son fils Jésus d’exaucer cette prière.

Thérèse a été guérie mais elle a aussi compris que la Vierge l’aimait tendrement, comme une maman.

Toute sa vie Thérèse se souviendra de cela Elle prendra Marie comme sa maman, jusqu’à la fin de sa vie. Elle écrira plus tard : « Ne crains pas d’aimer trop la Sainte Vierge, jamais tu ne l’aimeras assez et Jésus sera bien content puisque la Sainte Vierge est sa Mère… »

 

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