2e dim Avent

2e dim Avent


La semaine dernière, (lors de la ste Barbe / messe des familles) je m’étais attardé sur une expression de l’apôtre Paul : « revêtons-nous des armes de la lumière » (Rm 13, 12). J’avais utilisé la comparaison du casque intégral des pompiers pour dire qu’il existe aussi pour les chrétiens le casque du Salut. C’est un casque qui est connecté à Dieu et qui est alimenté par la certitude de sa présence à nos côtés et de la certitude « la vie éternelle » si nous mettons notre foi dans le nom du Fils de Dieu (cf. 1 Jean 5, 13). Ce casque protège nos oreilles de toutes les paroles négatives qui pourraient altérer la sérénité de notre âme et il protège nos pensées car il est comme un antivirus, il stocke et élimine tous les polluriels, les spams et les pubs indésirables. Paul résume cela en disant : « Nous capturons toute pensée pour l’amener à obéir au Christ » (2 Cor 10, 5).
Après le casque du salut, je voudrais aujourd’hui m’attarder sur la ceinture qui couvre les reins. Isaïe dans la 1ère lecture nous dit que l’Envoyé de Dieu aura deux ceintures : « La justice [pour] ceinture à ses hanches ; la fidélité [pour] ceinture à ses reins » (Is 11, 5).
Quand nous parlons de ceinture, nous pensons à celle qui est décorative, qui maintient ou resserre le pantalon, la jupe ou la robe. Quand on regarde l’armure du soldat romain, on se rend compte que leur ceinture était large. Elle couvrait et protégeait les reins et permettait de maintenir l’armure. Par moment, des personnes qui portent lourd ou qui ont mal au dos, mettent des ceintures abdominales ou de maintient lombaires qui leur permettent de se tenir droit. Vous savez que lorsqu’on a mal aux reins, on a beaucoup de difficulté à le faire. Or dans la vie du chrétien, pour se « tenir debout », pour ne pas flancher à la 1ère épreuve, l’apôtre Paul nous dit qu’il existe la ceinture de la vérité.
Au moment de son dernier repas, dans l’évangile de st Jean, Jésus prie le Père pour ses apôtres et pour nous-mêmes en disant : « Père, sanctifie-les dans la vérité : Ta Parole est vérité » (Jn 17, 17). Nous vivons dans un monde où chacun a sa vérité, chacun croit ce qu’il veut. Mais Jésus ne dit pas cela. Il dit : « Ta Parole est vérité ». Il y a quelques temps, j’ai été appelé pour bénir un appartement dans lequel une personne ressentait des angoisses et des phénomènes bizarres qui l’empêchaient de dormir. J’y ai vu au moins 7 représentations de Bouddha, un disque avec le cube de Métatron, des pierres à gogo, une statue représentant un couple de divinités païennes et un attrape-rêve. Bref rien de chrétien, pas même une croix.
Vous allez peut-être me trouver intolérant. Mais quand Jésus nous dit qu’un chrétien doit être : « la lumière du monde », nous devons nous demander auprès de quel fournisseur d’énergie nous nous approvisionnons. Si c’est la Bible et que notre prière est basée sur le nom de Jésus, notre espérance de la vie éternelle ne sera pas la même que si ce sont des écrits teintés de bouddhisme, d’ésotérisme et que nous récitons des mantras. Prenons l’exemple de la 2e lecture, où Paul nous dit : « Frères, tout ce qui a été écrit à l’avance dans les livres saints l’a été pour nous instruire, afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures, nous ayons l’espérance ».
Si la Parole de Dieu habite en moi, ma façon d’être sera différente. Pour les parents et grands-parents qui stressent à la veille des fêtes de fin d’année, voici la recette que nous donne Paul dans la 2e lecture : « Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus. Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu ». Ainsi, sans même le chercher, je serai : « sel de la terre et lumière du monde ». Mes discussions seront différentes, et même à Noël, j’aurais la joie de lire à mes enfants et petits-enfants le passage de la naissance de Jésus et de l’agrémenter par un conte de Noël et quelques chants pour leur rappeler qui est Jésus, le sens de sa venue.
Dans le corps, le rôle des reins est capital, car ils purifient le sang. Qq1 qui a des problèmes de reins quand il est petit, ne grandit pas de façon normale. Quand nos reins fonctionnent bien, ils assurent une bonne croissance, ils font un travail de filtre. L’auteur de l’épître aux Hébreux nous dit que la Parole de Dieu sépare les jointures et les moëlles. Elle est comme les reins, elle filtre, sépare et trie nos émotions, nos pensées. Elle nous aide à faire la différence entre ce qui vient de Dieu et ce qui n’en vient pas. De même que nos reins filtrent le sang de même la ceinture de la vérité, la Parole de Dieu nous évitent les intoxications de l’âme. Si on se renouvelle par la parole qui est la vérité, nous allons être lavé de toutes ces choses. On va pouvoir grandir spirituellement. Mais il faut se rappeler que le filtre doit lui-même être entretenu sinon il devient inefficace et encombré.
Lorsque Jésus nous dit : « Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie », il se propose de venir manifester en nous cette vérité, cet amour, cette justice. Et pour nous catholiques, il agit puissamment à travers le sacrement de la réconciliation.

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