4e Dim de Pâques

4e Dim de Pâques

(Jean 10, 11-18) 1.Dans la Bible : l’importance des bergers dans la Bible C’est aujourd’hui, frères et sœurs, le dimanche que l’on appelle dans l’Eglise, le dimanche du Bon Pasteur. Dans la Bible, beaucoup de patriarches, de grands personnages étaient des bergers : Abraham, Isaac, Jacob, mais aussi Moïse quand il rencontra Dieu lors de l’épisode du Buisson ardent. Il y a également le jeune David quand le prophète Samuel vint dans sa famille pour donner l’onction royale à l’un des fils de Jessé. Aucun des sept aînés ne fut choisi, mais bien lui, le petit dernier qui était en train de garder le troupeau de son père. Dans le Nouveau Testament, ce sont des bergers qui sont les premiers destinataires de la bonne nouvelle des anges : « Aujourd’hui, vous est né un Sauveur ». Malheureusement, la Bible nous révèle aussi que tous ceux qui furent appelés par Dieu à guider le peuple juif, ne pas furent pas toujours de bons bergers. Les prophètes Jérémie et Ezéchiel nous disent qu’à cause des mauvais pasteurs qui égarèrent le troupeau, Dieu lui-même se chargera un jour de le guider. C’est la mission que Jésus recevra de son Père. Lui-même se déclarera : « Je suis le bon berger ». 2.Donner sa vie pour ses brebis Dans le parcours de catéchisme des enfants il y a ce dessin où l’on voit un homme prendre les jambes à son cou lorsqu’il voit le loup attaquer le troupeau qu’il doit garder. C’est là toute la différence entre le berger (mercenaire) qui est juste payé pour le travail qu’il fait et qui s’autorise à avoir un % de perte et le bon berger à qui appartiennent vraiment les brebis. Sur le dessin tout à droite, on voit le berger lutter contre le loup au moyen d’un bâton. Ce berger, c’est Jésus ; le bâton, c’est la croix par laquelle Il nous a obtenu le pardon des péchés et la vie éternelle. Le bon berger n’a pas peur d’aller au contact du danger. Il vit tellement uni au troupeau, que ce qui est vrai pour lui, l’est pour les brebis : si les brebis ont froid, il a froid, si les brebis sont en danger, sa vie l’est aussi. Leurs destinées sont si liées, que Jésus n’hésite pas à dire : « le bon berger donne sa vie pour ses brebis ». Son dévouement passe par une attention de chaque instant allant jusqu’à porter la brebis malade, blessée ou fatiguée. 3.Les prédateurs : Dans la Bible, les principaux prédateurs des brebis sont les lions, les ours, les vautours et les loups. Ces mêmes images sont utilisées par les apôtres pour nous avertir des ravages du démon. -« Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer » (1 Pierre, 5, 8) -« Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau. Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite » (cf. le discours de Paul aux ancien d’Éphèse dans Actes 20, 29-30). Dans l’évangile de St Jean, Jésus Lui-même nous dit que « le démon est homicide/meurtrier » (8, 44). Comme le loup, il cherche à tout prix à tuer, pas uniquement pour manger, mais pour étancher sa soif de sang. Notre survie consiste à ne pas nous éloigner du troupeau, à ne pas en faire à notre tête, à rester proche du Bon Berger car nous savons qu’Il est plus fort que le loup. 4.Mon oreille est-elle assez fine pour entendre la voix de Dieu Il arrive parfois que plusieurs mamans se rencontrent pour un petit moment convivial avec leurs enfants. Il n’est pas rare que tout d’un coup, l’une d’elle s’arrête, en entendant le cri d’un bébé ou d’un enfant en disant : « c’est le mien » ! Nous aussi, nous devrions avoir cette même finesse d’oreille et reconnaître immédiatement la voix de Jésus dès qu’Il s’adresse à nous. Lui-même nous met en garde contre les « faux prophètes qui viennent à [nous] déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces » (Matthieu, 7, 15). Qui sont ces loups déguisés en agneau ? -Les dangers d’internet avec les prédateurs sexuels, la pornographie qui frappe un public de plus en plus jeune, -La voyance, la cartomancie, le spiritisme, les sectes en tous genres, les prophètes de malheurs qui fleurissent çà et là et qui lorgnent sur votre porte-monnaie. 5.« Je connais mes brebis » : Le propre de la révélation judéo-chrétienne ; c’est que nous avons un Dieu qui vient à notre rencontre pour établir une relation de type personnel. Dieu appelle Abram et change son prénom : Abram devient Abraham ; Saraï devient Sarah, Jacob devient Israël, Simon devient Pierre. Les sacrements nous rappellent l’importance de notre prénom : -Lors du baptême, la 1ère question que pose le célébrant : « quel prénom avez-vous choisi pour votre enfant ? » -Les confirmands et les ordinants sont appelés et répondent : « Me voici ! » -Au jour du mariage, dans la formule d’échange des consentements, il y a l’évocation du prénom : « moi Justine, je te choisis Adam pour époux et je me donne à toi » Conclusion : Le dimanche des vocations est bien sûr le dimanche où l’on prie pour qu’il y ait des prêtres, de bons bergers pour les paroisses. Mais au sens large, Dieu nous pose à chacun cette question : « Qui enverrai-je ? ». Dans nos familles, en tant que parents, grands-parents, en tant qu’élèves, collègues de travail, dans le voisinage, nous avons-nous aussi d’une certaine façon charge d’âmes, selon notre état de vie et certaines responsabilités dans le domaine amical, social ou professionnel. En sommes-nous suffisamment conscients

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