1er Dim de l’Avent année B

1er Dim de l’Avent année B

Les symboles de l’Avent :

Je vous propose frères et sœurs de voir ensemble quels sont les moyens qui nous sont donnés durant ce temps de l’Avent pour nous mettre en route vers Noël. Il y a tout d’abord le calendrier de l’Avent, la fête de saint Nicolas, la préparation du sapin et de la crèche (sans l’Enfant Jésus bien sûr), les marchés de Noël là où ils sont maintenus et la couronne de l’Avent, ici à l’église et chez soi. En voici quelques explications :

  • Le cercle formé par la couronne symbolise l’éternité donnée par la résurrection du Christ.  Le vert symbolisant la vie, les cierges la lumière de Noël qui vient et qui éclaire le monde dans la nuit sainte.
  • Les quatre bougies représentent chacune l’une des étapes du salut du monde :
    • La première bougie, du 1er dimanche de l’Avent : le pardon accordé à Adam et Eve. Ils mourront sur la Terre mais vivront en Dieu.
    • La deuxième bougie : la foi des patriarches de l’Ancien Testament. Ils croient au don de la Terre promise.
    • La troisième bougie : la joie de David qui célèbre l’Alliance et sa postérité.
    • La quatrième bougie : l’enseignement des prophètes qui annoncent un règne de paix et de justice.

Le sens du temps liturgique de l’Avent : il est manifesté entre autres par la couleur violette qui est celle de la préparation du cœur que nous retrouvons également pour le carême (les 40 jours avant Pâques), mais aussi pour les funérailles et le sacrement du pardon.

Le mot Avent avec un « e » : du latin adventus

  • Jésus a été attendu par le peuple juif et les prophètes («Depuis plus de 4000 ans, nous le promettaient les prophètes, …. Nous attendions cet heureux temps »)
  • Je me prépare à la rencontre avec Jésus (pensons à Diego Maradona (+ 60 ans) mort soudainement d’une crise cardiaque. Nous ne pouvons que lui souhaiter d’être mort en paix avec lui-même, en paix avec les autres et en paix avec Dieu). Parfois, des gens retardent cette paix à donner aux autres à plus tard alors que Dieu leur fait signe de le faire ici et maintenant. Or, les circonstances des décès vécus durant le 1er confinement, n’ont, pas moment, pas permis à certaines familles de se demander pardon.
  • La Bible nous dit que Jésus reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et nous l’affirmons à chaque messe : Voici deux exemples : l’anamnèse et la prière après le Notre Père : 
    • « Tu as connu la mort, Tu es ressuscité et Tu reviens encore pour nous sauver »
    • « Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur ».

L’insistance de ce dimanche porte sur le verbe Veiller : « Prenez garde, restez éveillés », « Ne pas être endormi ». Voici trois niveaux de veille auxquels il nous fait être attentifs :

1. L’endormissement du corps, quand on touche ses limites

Il y a des endormissements qui ne prêtent pas à conséquence (au pire, on aura manqué un match ou un film que l’on peut regarder en replay). D’autres endormissements, au contraire, peuvent porter atteintes à des vies : la nôtre et celle des autres. Les sapeurs-pompiers et les services des urgences le savent bien. 

2. L’endormissement progressif de la conscience : ne plus aspirer à faire des efforts(s’endormir sur ses lauriers et finalement se faire dépasser par les autres (les sportifs trop sûrs d’eux et qui finalement dégringolent par manque d’entrainement). Mais il y a aussi le fait de ne plus exercer sa faculté d’intelligence pour ne plus savoir où est le bien et le mal.

3. L’endormissement spirituel : de la tiédeur dans la foi au rejet de Dieu

  • Ne pas entretenir la présence de Dieu en soi,
  • S’attiédir spirituellement, baisser ses défenses immunitaires
    • L’oubli des autres pour se centrer uniquement sur soi

Que faire ? 

Récemment j’ai entendu le témoignage d’un homme malade de la Covid, qui après son hospitalisation, avait eu un surprenant et irrésistible besoin de se mettre au soleil, malgré les fraicheurs du début de printemps. Il expliquait que pour un chrétien, il doit y avoir ce même besoin. « Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche toi mon Dieu ». Frères et sœurs, si nous ne courrons qu’après la lumière des néons, avec quoi allons-nous remplir notre cœur ? Nous avons un grand besoin de la lumière et de la chaleur de Dieu :

  • Pour réchauffer les zones froides de notre cœur et les réveiller s’il y a eu hibernation dans le domaine du pardon,
  • Pour illuminer les zones ténébreuses de mon intelligence, de ma sensibilité, de ma susceptibilité, de mon agressivité, de mes peurs, de mes repliements ou mes apitoiements sur moi-même, mon imagination m’a joué de mauvais tours, 
  • Pour discerner les plis du cœur ou les zones où la poussière s’est sournoisement installée…
  • Pour (ré) apprendre à aimer tout simplement

Que ce temps de l’Avent soit propice à toutes ces démarches !

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