16e Dim du TO A

16e Dim du TO A

Explication de l’ivraie :

L’ivraie est une plante qui pousse généralement au milieu des céréales et croît en même temps qu’elles. Elle ressemble tellement au blé qu’avant que l’épi ne soit formé, il est très difficile de l’en distinguer, même pour l’œil expert du laboureur. Ce n’est qu’une fois mûre qu’on la reconnaît, car elle se différencie par son épi plus maigre et son fruit plus petit. Seulement, ses racines étant étroitement mêlées avec celles du blé, on ne peut arracher l’un sans l’autre. Il faut donc attendre la maturité des deux plantes pour les moissonner ensemble avant de les séparer.

         L’ivraie se distingue du blé non seulement parce qu’elle est stérile, mais encore parce qu’une fois mélangée à la bonne farine, elle contamine le pain et est nuisible pour l’homme. Semer de l’ivraie parmi le blé était un cas de vengeance personnelle qui existait souvent en Orient. Les paysans appréhendaient beaucoup la nocivité de l’ivraie, car elle pouvait entraîner la perte de toute une récolte. L’ivraie, en grec, se traduit « zizanion », d’où l’expression « semer la zizanie, la discorde ». Son nom français vient de ce que certaines variétés sont susceptibles d’enivrer.

« Le royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ ». Cet ho, ce sont d’abord nos parents, c’est vous, c’est moi quand nous avons découvert cette présence cosmique du Seigneur. C’est Lui le créateur de nos âmes. Nous allons bien ensemencer le champ de notre propre être, nous allons y verser sa sagesse et sa personne. Nous sommes habités par la présence du Christ. Cet homme, c’est vous qui avez semé du bon grain et vous continuez de le faire en recueillant tout ce que l’évangile nous donne à comprendre.

Il y a la volonté de l’homme à voir la sagesse du Christ dans l’âme humaine. Votre présence ici montre que vous voulez ensemencer votre champ.

Mais dans la nuit, un ennemi vient, alors que nous dormions, pour ensemencer une mauvaise graine. Peut-être que les gens qui dormaient avaient des raisons de se reposer ; mais ils auraient dû s’arranger ensemble pour qu’une surveillance soit possible.

La nuit a plusieurs sens :

  • Il s’agit de cette routine, dans laquelle nous sommes tous les jours, le mouvement de la vie, nous sommes pris par le travail, les affaires, notre maison, tout cela n’est pas mauvais, mais tout à coup, nous empruntons au monde qq mauvais principes. Nous nous laissons prendre par les choses de la terre.
  • Le démon qui est très fort, essaye de nous détourner de Dieu, pas simplement par l’athéisme, mais en semant en nous le doute, le découragement, les mauvais désirs. QQ fois, il agit, en nous rendant inopérant. Il place sur nos épaules une sorte de léthargie : on en a assez, ça suffit. C’est le démon. C’est l’ivraie qui pousse en nous. 

Jésus ne demande pas d’être complaisant avec le péché. En même temps, à travers toutes ces faiblesses, qui créent un état de faiblesse, le Seigneur travaille. Même nos épreuves travaillent des âmes, nos faiblesses nous permettent parfois de devenir des saints beaucoup plus que si nous étions enfermés dans nos perfections humaines. Nous ne cultivons pas le péché. Ces moments qui ne sont pas forcément très bons, éduquent notre cœur et par une sorte de ressort, nous allons encore plus haut vers le Seigneur.

Soyons attentifs, restons prudents avec le mal qui nous assiège, il servira la cause de Dieu.

Changeons de camp : c’est nous qui regardons les autres. Durant ces vacances, nous allons être au contact de beaucoup de personnes qui apparemment sont éloignées de Dieu. Dans leur champ, il y a beaucoup d’ivraie, à égalité avec le blé. Notre tendance est d’y aller avec la débroussailleuse : « tu es à côté de la plaque ! ». Jésus nous dit : « attention, mêle-toi de ce qui te regarde ! ». Fais attention de ne pas être trop interventionniste. Il y a du mal qui sert le bien.

Laisser croitre, laisser avancer les êtres, vous allez voir la belle moisson que je vais faire. Il se peut que quelqu’un en s’enfonçant dans le mal, va voir les grandes herbes qui vont lui faire peur et lui-même va les arracher.

Ne jugeons pas nos frères trop rapidement, ils sont comme vous et moi, sur un chemin. C’est un grand appel à la patience que NS nous a lancé aujourd’hui.

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