L’Ancien Testament, quel intérêt pour aujourd’hui?
1. Qu’est-ce que l’Ancien Testament ?
- Vocabulaire
Rien que ce nom AT n’est pas attirant
– Considérons d’abord le mot testament. Spontanément, ce mot désigne pour nous ce document officiel par lequel une personne communique à un notaire, ses dernières volontés. Comment se fait-il alors qu’on appelle ainsi un ensemble d’écrits qui n’a rien à voir avec cela ?
L’Ancien Testament a majoritairement été écrit en hébreu. Pour traduire la Bible d’abord en latin puis en français, les traducteurs ont travaillé à partir d’une version grecque de la Bible que l’on appelle la Septante.
Le mot « testament » vient en fait du latin « Testamentum » dont le grec signifie « Alliance » : c’est pourquoi ce terme est davantage utilisé par les protestants.
Nous ne sommes plus dans le même registre. Le terme alliance correspond davantage à l’idée de départ, évoquant plutôt la notion d’entente, d’engagement, de relation.
- Le mot « ancien » n’est pas plus heureux. Il fait penser à quelque chose de périmé, de dépassé, d’usé. Il pourrait suggérer qu’il n’a plus d’actualité ou qu’il s’oppose au nouveau, alors que nous allons voir que le Nouveau Testament est la continuité de l’Ancien ; et que les deux forment un tout et qu’ils se complètent.
Pour toutes ces raisons, quand nous parlons « d’Ancien et de Nouveau Testament », nous pouvons entendre et comprendre « Première Alliance et Nouvelle Alliance », des mots qui prennent tout leur sens lorsque nous les entendons à la messe. « Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. »
- Composition
La partie de la Bible qui nous occupe aujourd’hui est un ensemble très long : 46 livres pour la bible catholique. Sept livres écrits seulement en grec n’entrèrent pas dans le « Canon » de l’Eglise Réformée, mais reçurent le nom de deutérocanoniques. Ce sont les livres de Tobie, Judith, 1 Maccabées, 2 Maccabées, Sagesse, Ecclésiastique (ou Siracide) et Baruch.
La formation de l’Ancien Testament s’est étalée sur plus de 1 000 ans. Le livre le plus ancien, date du Xe siècle avant J.C ; le livre le plus récent date de 50 ans avant J.C. Chacun de ces livres était souvent le fruit d’une longue tradition orale, ils nous livrent donc des récits qui proviennent de temps plus lointains encore.
- L’Ancien Testament est une partie intégrante des Écritures
L’Ancien Testament fait partie intégrante de ce qu’on appelle les Ecritures, ou encore la parole de Dieu.
Dans la 2e lettre à Timothée 3,15-17, saint Paul écrit : « Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. »
Les lettres de Paul furent écrites entre 48 et 64 après Jésus-Christ. Dans le contexte où Paul écrit, « toute l’Écriture » désigne bien ce que nous appelons nous, l’Ancien Testament.
Marc : 65 -80, Luc 80-90, Jean fin du 1er siècle.
La lettre aux Romains 15,4 met en évidence de manière encore plus pointue le fait que l’Ancien Testament fait partie des Écritures chrétiennes censées nous instruire : « Or, tout ce qui a été écrit à l’avance dans les livres saints l’a été pour nous instruire, afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures, nous ayons l’espérance. » Paul, ici parle bien encore de ce qui est pour nous l’Ancien Testament.
Au IIIe siècle, le théologien Marcion a tenté d’éliminer l’Ancien Testament du corpus des textes chrétiens. Mais l’Église l’a déclaré hérétique. Elle a toujours, depuis le début, fait de l’Ancien Testament l’un des fondements de la vie chrétienne. Et on ne peut pas comprendre le Nouveau Testament, ni même le christianisme, si l’on ne connaît pas l’Ancien. Jésus était juif et l’Ancien Testament faisait partie de sa culture.
Vatican II « Notre sainte Mère l’Église, de par la foi reçue des apôtres, tient pour sacrés et canoniques tous les livres tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, puisque, rédigés sous l’inspiration de l’Esprit Saint (cf. Jn 20, 31 ; 2 Tm 3, 16 ; 2 P 1, 19-21 ; 3, 15-16), qu’ils ont Dieu pour auteur et qu’ils ont été transmis comme tels à l’Église ». (Dei Verbum III)
Catéchisme Eglise Catholique §123: « Les chrétiens vénèrent l’Ancien Testament comme vraie Parole de Dieu. »
- Les auteurs bibliques
La Bible a beau être « Parole de Dieu », elle est en même temps parole d’hommes. Nous ne trouvons pas moins d’une vingtaine d’auteurs différents. Ils étaient tout à la fois des fonctionnaires, des rois, des bergers, des sages ou des prêtres. Ce qui est important, c’est que la grande tradition de l’Eglise atteste que tous ces auteurs bibliques étaient inspirés par Dieu. Autrement dit, c’est le Saint-Esprit qui a parlé à travers ces hommes de telle façon que leurs paroles soient celles de l’Esprit Saint.
Inspirés, cela signifie que leurs écrits n’étaient pas dictés par Dieu. Chacun d’eux a écrit en fonction de son temps, avec son style, et selon sa culture. Par eux et avec eux, Dieu nous a parlé et il continue de le faire encore aujourd’hui. En cela, la Bible se différencie du Coran, qui aurait été dicté en arabe à Mahomet par l’ange Gabriel.
2. L’Ancien Testament, incontournable pour la foi chrétienne.
- L’histoire entre Dieu et les hommes
L’Ancien Testament est beaucoup plus important pour la foi chrétienne que ne le pensent la majorité des croyants. Sans cette partie de la Bible, il nous manquerait tout un pan de l’histoire entre Dieu et les hommes ; mais il nous manquerait aussi des éléments essentiels pour comprendre pleinement le sens de la venue de Jésus.
Pour prendre une comparaison, ne pas connaître ce qui a précédé Jésus, les promesses de Dieu et l’attente du messie, serait comme regarder la fin d’un film sans en avoir regardé le début. Peut-on réellement apprécier un film sans connaître le début de l’histoire et sans comprendre les enjeux du scénario ? Ou encore ce serait comme arriver en retard à une réunion et avoir du mal à la suivre puisque on ne saurait pas ce qui a été dit auparavant.
Saint Augustin (430) exprimait cela dans une formule que reprendra Vatican II : « Le Nouveau [Testament] est caché dans l’Ancien et l’Ancien éclaire le Nouveau ».
Dès les débuts du christianisme, les Pères de l’Eglise ont eu besoin de rappeler l’importance de l’Ancien Testament. En cela, ils suivent Jésus, Pierre, Etienne ou Paul qui fondent leurs discours à partir de l’AT.
Pour les Pères de l’Eglise, il fallait affirmer l’ancienneté du Christianisme, face aux accusations venant des païens. L’histoire des patriarches (Abraham, Moïse, Jacob) permettait de prouver aux philosophes grecs l’antériorité du Christianisme. D’ailleurs les premières images chrétiennes (les fresques des catacombes et des sarcophages) étaient souvent inspirées par des récits du Premier Testament : Adam et Ève, Noé, Abraham, Moïse, David, Daniel, etc.
- Donner tout son sens à la venue de Jésus
Seule la connaissance de l’Ancien Testament, nous permet de vraiment comprendre ce qu’a été l’attente du Sauveur, le sens de sa venue, et même ce que fut sa vie. On peut aller jusqu’à dire que les grands axes de son enseignement nous échapperaient. « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ » (saint Jérôme).
Avez-vous déjà regardé quel était le premier verset du Nouveau Testament ? « Voici la généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham ». (Mt 1,1) D’emblée, saint Matthieu nous indique deux figures principales et deux époques importantes de l’histoire du Salut. La personne de Jésus, s’inscrit dans cette histoire biblique.
Après le péché d’Adam et Eve, Dieu lui-même dit au serpent : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » (Gn3,15) — première allusion à la victoire de Jésus sur la mort. Au fil des livres, ces prophéties seront de plus en plus nombreuses et de plus en plus claires. L’Ancien Testament en contient 365 qui se sont réalisées par la venue, la vie et la mort de Jésus.
La promesse de la venue du Sauveur apparaît ainsi dès la Genèse. L’histoire biblique nous montre que Dieu a tenu ses promesses. Mais elles se sont réalisées d’une façon à laquelle le peuple Juif ne s’attendait pas.
- Une meilleure connaissance et compréhension de ce qu’enseigne Jésus
Regardons les titres qui sont attribués à Jésus : Messie, Christ, fils de David, fils de l’Homme, Seigneur, Roi, Prêtre, etc. ou même Nouvel Adam, nouveau Moïse. Si vous ne connaissez pas l’histoire d’Adam et Eve ni la vie de Moïse, ça ne voudra pas dire grand-chose.
Jésus a reçu une éducation religieuse dont la référence est l’Ancien Testament. Il l’a étudié. Ses paroles et ses discours rapportés dans les évangiles nous montrent la fréquence et la facilité avec lesquelles il citait les Ecritures :
- Lorsque Jésus répond et résiste au diable dans le désert, c’est en s’appuyant sur le livre du Deutéronome 8,3 : « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. » Et le diable réplique lui aussi par une citation de l’Ecriture tirée des Psaumes en disant : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
- Lorsqu’un docteur de la Loi interrogeJésus (Luc 1,25-27) Jésus lui répond en l’interrogeant à son tour : « Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Après que ce docteur de la Loi lui ait cité les deux plus importants commandements de la loi de Moïse, Jésus lui dit : « tu as bien répondu ! Fais cela et tu vivras », sous-entendu : « Fais cela et tu hériteras de la Vie éternelle » (Luc 10, 28).
- Lorsque l’un de ses contradicteurs dit à Jésus après la multiplication des pains : « Il est écrit : Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur donna le pain du ciel à manger » (Jean 6,31). Si vous n’avez pas appris ce qu’était la manne, c’est un peu difficile de comprendre.
- Avant de faire son entrée triomphale dans Jérusalem, « Jésus trouva un ânon, et s’assit dessus, selon ce qui est écrit… » (Jean 12,12-16). Jésus accomplit ainsi la prophétie de Zacharie (Zacharie 9,9), mais ce n’est qu’après sa résurrection que ses disciples se souvinrent de cette prophétie et comprirent pourquoi Jésus avait fait cela (Jean 12,16).
Jésus a prêché et enseigné à partir de ces textes… Il en sera de même pour les apôtres et les évangélistes.
Les pharisiens l’attendaient d’ailleurs au tournant sur ce point : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir ». (Mt 5,17)
- Une meilleure compréhension de sa mission
- L’Ancien Testament, par le biais de ses grands personnages présente des « types » nous permettant plus aisément de comprendre le Christ à sa juste valeur.
Les grands personnages que nous étudierons cette année annoncent les qualités et la vie du Messie, ils préfigurent spirituellement Jésus.
- Adam : avec lui, le péché entre dans le monde. Jésus est souvent appelé le « Nouvel Adam ». Il est à la fois le premier homme sans péché, qui en toutes choses reste fidèle au Père et celui qui rachète la faute de l’humanité.
- Abel : le fils cadet d’Adam et Ève, tombé sous les coups de son frère Caïn, annonce Jésus qui sera la victime innocente de la jalousie de ses frères. L’offrande d’Abel se trouve mentionnée dans la prière Eucharistique 1 : « Et comme il t’a plu d´accueillir les présents d´Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t´offrit Melchisédech ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la. »
- Avec Abraham, nous sommes en présence d’un personnage qui est choisi par Dieu et par qui seront bénies toutes les familles de la terre. « Et toutes les nations de la terre se béniront [ou : seront bénies] en ta semence » (v. 18). Selon Galates 3,16 : « Or, les promesses ont été faites à Abraham ainsi qu’à sa descendance ; l’Écriture ne dit pas « et à tes descendants », comme si c’était pour plusieurs, mais et à ta descendance, comme pour un seul, qui est le Christ. » Cette descendance d’Abraham n’est personne d’autre que Christ !
- Isaac préfigure également le Christ : Abraham, son père, accepte de l’offrir en sacrifice (Gn 22), tout comme Dieu le Père acceptera que son Fils meure sur la croix pour le Salut des hommes.
- Le patriarche Jacob exprime par une première prophétie que le Messie naîtra dans le clan de Juda : « Le sceptre royal n’échappera pas à Juda, ni le bâton de commandement, à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront. » (Gn 49,10).
- Joseph, le fils de Jacob et de Rachel, :
- Vendu comme esclave par ses frères, pour quelques pièces, annonce la trahison de Juda pour 30 pièces d’argent.
- Devenu Premier ministre, Joseph accueille ses frères et leur pardonne leur trahison. De même, Jésus pardonnera non seulement à ses disciples, mais aussi à toute l’humanité.
- L’histoire de Joseph sauvant l’Egypte et sa famille de la famine, annonce déjà la multiplication des pains et l’Eucharistie.
- En tant que législateur suprême de l’Ancienne Alliance, Moïse préfigure le Christ par de nombreux évènements de sa vie
- Petit bébé, il est sauvé de la main de pharaon – Jésus échappera à la mort voulue par Hérode.
- (Moïse donne la Loi reçue de Dieu – par sa vie et ses enseignements, Jésus donne une nouvelle loi, notamment dans le Sermon sur la montagne.
- Tous deux jeûnent 40 jours et 40 nuits (Mt 4, 2 ; Ex 34,28)
- Tous deux choisissent 12 hommes (Marc 3,13-14 ; Dt 1,23)
- David en tant que roi idéal d’Israël, préfigure le rôle de Jésus. Tout comme le messie il pardonne au roi Saül qui voulait le tuer mais aussi à son propre fils, Absalon qui cherchait à le renverser.
- Jésus est un autre Salomon : Salomon le « fils de David », préfigure Jésus comme le Fils royal de Dieu (Mt 16,16 ; 2 Sam 07,14). Comme Salomon, Jésus reçoit des cadeaux des nations (Mt 2,11 ; 1 Rois 10,23-25). Comme le sage Salomon (1 Rois 03,12) construit le Temple d’Israël (2 Sam 7,12-14), Jésus est la sagesse en chair et en os (Mt 11,19 ; 12,42) et le constructeur désigné de Dieu du nouveau Temple, l’Église (Mt 16,18).
- Jésus nouveau Jonas : Son expérience de dormir sur un bateau et de calmer une tempête (Jon 1, 1-16) anticipe celle de Jésus avec ses disciples (Mt 8, 23-27). Pendant les trois jours qu’il passe dans le ventre du grand poisson, Jonas préfigure la mort et la résurrection de Jésus, le troisième jour (Mt 12, 39-41). En outre, le ministère de prédication de Jonas aux Ninivites au-delà des frontières d’Israël, annonce la diffusion de l’Evangile du Christ à toutes les nations (Mt 28, 18).
Jean Calvin (1509-1564), a résumé tout cela à sa façon, par les paroles suivantes :
« C’est lui [Jésus] qui est Isaac, le Fils bien-aimé du Père, qui a été offert en sacrifice et toutefois n’a point succombé à la puissance de la mort.
C’est lui le vigilant pasteur Jacob ayant si grand soin des brebis qu’il a en garde.
C’est lui le bon et pitoyable frère Joseph qui en sa gloire n’a point pris honte de reconnaître ses frères, quelque méprisables et abjects qu’ils fussent.
C’est lui le grand sacrificateur et évêque Melchisédech ayant fait sacrifice éternel une fois pour toutes.
C’est lui le souverain législateur Moïse écrivant sa loi sur les tables de nos cœurs par son Esprit.
C’est lui le fidèle capitaine et guide Josué, pour nous conduire en la Terre Promise.
C’est lui le noble et victorieux roi David, assujettissant à sa main toute puissance rebelle.
C’est lui le magnifique et triomphant roi Salomon, gouvernant son règne en paix et prospérité.
Et même tout ce qui se pourrait penser ou désirer de bien est trouvé en un seul, Jésus-Christ. »
- Comment lire l’Ancien Testament
- Pour cela, nous pouvons commencer par demander le secours du Saint Esprit, puisqu’Il en est l’Auteur. Il s’agit de ne pas voir ces textes comme de vieux livres mais comme des livres vivants, qui parlent.
- Il est évident que l’on ne va pas l’aborder comme un roman. Le réflexe à acquérir pour lire « chrétiennement » la Bible est de ne pas se limiter, même si cela est intéressant, à une curiosité culturelle. Il ne s’agit pas non plus de bloquer sur certains passages violents ou choquants, mais de les recevoir comme la Parole de Dieu pour nous aujourd’hui, et de garder ainsi une curiosité spirituelle.
Saint Augustin avait longtemps refusé d’accueillir la Bible en raison de tant de violences et de contre témoignages de la part des patriarches. CEC 108-114