L’exil à Babylone

L’exil à Babylone

Introduction

Nous allons parler aujourd’hui d’un évènement ou plus précisément d’un ensemble d’évènements que l’on regroupe en général sous le nom de l’exil à Babylone. Une des périodes les plus marquantes et même traumatisante, de l’histoire d’Israël. Aussi présente dans les esprits que la sortie d’Égypte et l’installation en Canaan, ou que le règne triomphant de David.

A plusieurs reprises en évoquant par exemple le livre du prophète Jonas, nous avons précisé qu’il avait été écrit après l’exil. Il y a effectivement dans l’histoire du peuple élu, un avant et un après. Que s’est-il exactement passé ?

L’exil ou la captivité à Babylone est la période au cours de laquelle, alors que le royaume du Nord n’existe plus, un certain nombre de personnes de l’ancien royaume de Juda, en particulier les habitants de Jérusalem, vont être déportés à Babylone. Evènement qui sera vécu, nous le verrons, comme une punition suite à l’idolâtrie et la désobéissance envers Dieu. Cette captivité aura un certain nombre d’effets importants sur le judaïsme et la culture juive.

Nous regarderons aujourd’hui :

  • les raisons de cette catastrophe 
  • la façon dont elle a été vécue
  • ses conséquences sur le Judaïsme

Nous ferons pour cela référence aujourd’hui à quelques psaumes, au deuxième livre des rois, au livre des Lamentations et aux prophètes : Jérémie, Isaïe, Ezéchiel et Daniel.

1.Les raisons de cette catastrophe

  1. Un peu de géographie

Au sud-ouest de la Palestine se trouve l’Égypte et à l’est l’Assyrie, et Babylone, trois grandes puissances militaires. Israël a donc beaucoup d’ennemis potentiels contre lui : c’est un petit pays, encore plus faible depuis sa séparation en deux états.

La terre de Canaan, donnée par Dieu à Abraham, que l’on va appeler la Terre promise du temps de la sortie d’Egypte, est un pays très convoité, car très fertile, et un lieu de passage fréquenté entre le désert à l’est et la Méditerranée à l’ouest. Il était possible d’y trouver de quoi nourrir et abreuver les animaux et les hommes. Les caravanes commerciales passaient par là, tout comme les troupeaux de bétail des semi-nomades…

Cette terre intéressait donc tout particulièrement les armées des grandes puissances du moment. Elle permettait de contrôler les routes utiles à leur approvisionnement et pouvait servir de zone tampon entre elles et leurs rivaux.

Israël a donc toujours été un enjeu stratégique pour les grandes puissances du Moment : l’Egypte, l’Assyrie, la Chaldée, la Perse et Babylone. (Un peu comme l’Alsace)

  • Rappels historiques
  • La sortie d’Égypte est fixée traditionnellement vers 1250-1200 avant J.C. Les Hébreux vont errer dans le désert.
  • Les douze tribus s’installent en Canaan, la « terre promise » est d’abord gouvernée par des Juges
  • Les débuts de la royauté avec Saül, David et Salomon qui fera construire le Temple.
  • En – 932-933 à la mort de Salomon, le royaume est divisé : Israël au Nord, avec pour capitale Samarie ; Juda au sud où se succèdent des descendants de David avec Jérusalem comme capitale. Tous ces rois n’ont guère été fidèles à Dieu, (rappelez-vous Acab et Jézabel) entrainant leur peuple dans l’idolâtrie. Quelques prophètes, comme Elie et Elisée ont essayé d’avertir les rois de leurs mauvaises conduites et des dangers qui les menaçaient de ce fait, mais rien n’y a fait.

c)      La fin des deux royaumes

  • En 722 avant J.C., les Assyriens, qui sont la puissance dominante du moment, prennent la ville de Samarie. Israël, est annexé et transformé en une province assyrienne. C’est la fin du Royaume du Nord. Une partie de la population est déportée à Ninive, capitale des Assyriens. (Cela vous rappelle quelque chose… Jonas)
  • Seul subsiste le royaume du Sud, Juda, dont la capitale est Jérusalem où se trouve le Temple. Ce royaume du Sud, n’est rien sur l’échiquier mondial et il va subir les pressions de ses puissants voisins. (Andorre, Liechtenstein, équivalent d’un département)
  • Juda tombe dans un premier temps sous la coupe de l’Assyrie, puis de l’Égypte. Lorsque l’Egypte passe sous la domination de Babylone conduite par Nabuchodonosor, Israël de prêter allégeance à ce roi.
  • Dès l’an 605, Nabuchodonosor fait de la Judée une province vassale de son royaume et à cette occasion, déporte quelques jeunes princes, dont le prophète Daniel et ses amis. Jérémie prêche la soumission aux Babyloniens ; pour lui, l’essentiel est que la nation soit libre spirituellement en servant son Dieu et en pratiquant la justice, considérant Babylone comme envoyée par Dieu pour châtier Jérusalem l’infidèle. Mais il n’est pas entendu et il est même déclaré traitre.
  •  

« Puisque vous n’avez pas écouté mes paroles, voici que j’envoie chercher tous les peuples du nord – oracle du Seigneur –, et je les amènerai à mon serviteur Nabuchodonosor, roi de Babylone, contre ce pays, contre ses habitants, et contre toutes les nations d’alentour. Je les vouerai à l’anathème, je les livrerai à la désolation, à la dérision et à la ruine pour toujours. Je ferai disparaître de chez eux chants d’allégresse et chants de joie, le chant de l’époux et le chant de l’épousée, le chant des deux meules et la clarté de la lampe. Tout ce pays ne sera que ruines et désolation, et ces nations serviront le roi de Babylone pendant soixante-dix ans. (Jérémie 25, 9-11)

« Voici venir des jours, où tout ce qui est dans ta maison, ce que tes pères ont amassé jusqu’à aujourd’hui, sera emporté à Babylone ; il n’en restera rien – dit le Seigneur. » Is 39,6

  • La déportation à Babylone

C’est bien ce qui va arriver : en -597, pour faire une démonstration de force, Nabuchodonosor arrive à Jérusalem, s’empare de la ville.

Selon les usages de l’époque, le vainqueur prenait en otage une partie de la population, surtout les dirigeants et leurs familles et les déportait loin de leur région d’origine, dans leur capitale.

Un premier exil a lieu. Jérémie parle de 3 023 personnes choisies parmi les forces vives du pays. (En fait on ne comptait que les hommes, pas les femmes et les enfants) vraisemblablement une dizaine de milliers de personnes parmi lesquelles le roi Joachin, des ministres, des notables et l’élite du pays dont le prophète Ézéchiel.) Et il installe un roi à sa solde, Sédécias.

Le Temple de Jérusalem est partiellement pillé et ses trésors emmenés eux aussi à Babylone :

« Les colonnes de bronze qui se trouvaient dans la maison du Seigneur, les bases et la Mer de bronze qui se trouvaient dans la maison du Seigneur, les Chaldéens les brisèrent et ils en emportèrent tout le bronze à Babylone. Ils prirent également les vases, les pelles, les ciseaux, les bols pour l’aspersion, les gobelets et tous les objets de bronze qui servaient au culte. Le commandant de la garde prit les récipients, les brûle-parfums, les bols pour l’aspersion, les chaudrons, les chandeliers, les gobelets et les timbales, tout ce qui était en or et tout ce qui était en argent. (Jr 52, 18-19)

Mais bientôt le roi Sédécias et Jérusalem réagissent face à Babylone et organisent une rébellion. Jérémie de son côté et Ezéchiel qui lui est donc à Babylone, prêchent à nouveau la conversion et la soumission.

En 587, Nabuchodonosor revient et met le siège devant la ville. Rien n’y fait et c’est la catastrophe. Après 18 mois de luttes, la ville est prise. Le roi Sédécias abandonne sa population affamée et s’enfuit. Les Chaldéens le rattrapent et lui crèvent les yeux, massacrent ses fils devant lui. Cette fois, Jérusalem est totalement rasée. Ils démolissent les remparts de Jérusalem, ils mettent le feu à
tous les palais.

Le livre des lamentations et le livre de Jérémie nous racontent des scènes horribles de supplices et de meurtres lors de cette prise de Jérusalem. La famine exerce ses ravages, on parle de cannibalisme.

— La langue du nourrisson assoiffé colle à son palais ; les petits enfants réclament du pain, mais nul ne leur en donne.

 — Les mangeurs de mets délicats dépérissent dans les rues ; ceux qui vivaient dans le luxe se retrouvent sur le fumier.

 — Plus heureuses les victimes de l’épée que les victimes de la faim, qui s’épuisent, diaphanes, privées du fruit de leurs champs.

« Dans le malheur de la fille de mon peuple, des femmes, de leurs mains tendres, ont dû faire cuire leurs enfants en guise de nourriture. » Lam 4

En 581 av. J.-C. se déroule une dernière déportation des Israélites. Au total, nous dit le livre de Jérémie 4 600 personnes auraient été déportées en Babylonie. Les historiens pensent qu’il y aurait eu, en comptant les femmes et les enfants, près de 20 000 personnes. Jérémie lui, réussit à s’enfuir en Egypte.

La sélection des personnes déportées était basée sur les éléments suivants :

  • De race royale ou de famille noble
  • Des personnes vigoureuses
  • Sans défauts physiques
  • Intelligentes et cultivées
  • Capables d’apprendre la science, nous dit le livre de Daniel.
  • La vie en Juda après la déportation

Les Babyloniens laissent délibérément sur place les gens les plus faibles, les plus démunis. Ceux-là pouvaient cultiver la terre, payer un impôt, sans pour autant se risquer à la révolte. Habitués à obéir, ils n’avaient plus personne pour les diriger, les guider. Ils n’étaient pas dangereux pour leurs vainqueurs.

« Il laissa seulement une partie du petit peuple de la campagne, pour avoir des vignerons et des laboureurs. » II Rois 25,12

En Jérémie 39,10 nous apprenons que des terres leur ont été données : « Nabouzardane, commandant de la garde, laissa au pays de Juda ceux qui étaient pauvres, qui ne possédaient rien, et il leur donna, ce jour-là, des vignes et des cultures ».

D’une certaine manière, ces juifs restés aux pays poursuivent le culte du temple. Même en ruines, l’emplacement de l’édifice restait sacré, et Jérémie 41,5 laisse entendre qu’on pouvait encore y monter en pèlerinage. Mais la population vivaient au milieu de ruines.

Les fouilles archéologiques ont montré que toutes les cités du royaume de Juda avaient bien été rasées à ce moment-là. Certaines n’ont plus jamais été rebâties, d’autres ne l’ont été que beaucoup plus tard. Les habitants se sont donc logés dans des maisons qui n’ont pas laissé de traces. Beaucoup d’artisans ayant été déportés, ils ne pouvaient fournir les outils nécessaires. (Forgerons et menuisiers en particulier)

Peu à peu par contre, à force de cultiver les terres abandonnées par des propriétaires exilés, ils s’en sont sentis les maitres, et cela devait poser quelques problèmes au moment du retour des déportés.

  • La vie à Babylone

Ironie du sort, les déportés refont en sens inverse le chemin parcouru par Abraham autrefois, comme un retour aux origines. Mais ils sont enchainés, épuisés.

  • Babylone était la société la plus technologiquement avancée de son époque : un mix des technologies des empires qui l’avaient conquise et des empires qu’elle avaient conquis à son tour.
  • L’architecture y était très avancée. On y trouvait des immeubles au style rectangulaire semblable à ceux de notre époque. Babylone fut la première à utiliser des briques rouges pour construire.
  • Les chaldéens furent aussi parmi les 1ères civilisations à utiliser les cosmétiques tels que les parfums et les maquillages.
  • Ils étaient très avancés en technologie de guerre. Ils furent les 1ers à utiliser des gilets de guerre au lieu d’armures lourdes et volumineuses.
  • A cause de leurs mathématiques avancées, les Chaldéens sont à l’origine du concept des 24h le jour, 60 min l’heure et 60 sec dans une minute etc., ainsi que 360 degrés dans un cercle.

Une fois sur place, les conditions de vie des déportés ne sont sans doute pas des plus agréables, beaucoup d’entre eux ont servi d’ouvriers pour les travaux d’envergure entrepris par Nabuchodonosor. Mais ce n’est pas l’esclavage. Les indications des livres de Jérémie (29,4-7), d’Ezéchiel (1,3 ; 8,1 ; 14,1 ; 20,1) et des Rois (II Rois 25,27-30) montrent que le roi Joachin, bien que dépossédé de tout pouvoir, est traité en roi vassal.

Progressivement, les exilés s’acclimatent dans le pays et acquièrent plus de liberté, d’autant plus que l’exil semble devoir se prolonger, contrairement à l’espoir d’un retour rapide.

Jérémie savait que leur séjour à l’étranger serait long. Il avait prophétisé qu’il durerait 70 ans. (Jérémie 25,11-12) Jérémie, dans sa lettre, parle de ce conflit entre des prophètes qui promettent aux exilés un prompt retour et, dans ce même texte, il leur conseille au contraire au peuple déporté de s’installer du mieux possible en construisant des maisons, en cultivant des jardins, en se mariant et en ayant des enfants (Jérémie 29,5). (Jérémie 29,4-6,8-9). Ils vécurent ainsi dans la paix et certains connurent la prospérité. D’autres accédèrent même à des postes élevés (Daniel 2,48).

Mais leur grand désarroi est qu’ils n’ont plus le Temple de Salomon. Or, à Jérusalem, toute la vie tournait autour du Temple, lieu de culte unique, « lieu que Dieu a choisi pour y faire habiter son nom », selon la formule du Deutéronome. C‘est au Temple qu’ils montaient pour prier, pour le culte, les sacrifices, les grands pèlerinages, les grandes rencontres du peuple ; mais aussi pour consulter Dieu quant aux décisions publiques ou privées qu’il convenait de prendre.

Or le temple n’existe plus. Et les déportés sont bien loin du lieu où il s’élevait. En outre, la terre étrangère est rituellement impure, on ne peut y célébrer un culte au Dieu d’Israël. Les institutions religieuses mises en place ont été balayées.

Le grand problème des exilés n’était donc pas de nature économique mais plutôt spirituel et cultuel. Pourquoi Dieu avait-il permis cette épreuve ? Quel était le sens de l’exil ? Comment maintenir l’adhésion au Seigneur face au dieu Mardouk des Babyloniens ? Les dieux étrangers seraient-ils plus forts que leur Seigneur ? A la limite, Israël semblait même avoir perdu son Dieu.

L’objectif des Babyloniens était d’ailleurs que les exilés abandonnent leurs racines culturelles religieuses et s’attachent aux dieux babyloniens. Ainsi Daniel et ses compagnons Hanania, Mischaël et Azaria se virent imposés un nouveau nom. A Daniel on donna le nom de Beltassar, à Ananias celui de Sidrac, à Misaël celui de Misac, et à Azarias celui d’Abdénago. Le fait de ne pas adopter le mode de vie environnant n’allait pas de soi, loin s’en faut.

Pas étonnant que les Juifs aient pleuré sur les bords des fleuves de Babylone !

« Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ?

Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie ! Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n’élève Jérusalem, au sommet de ma joie. » Psaume 136 

  • La naissance du Judaïsme

70 ans d’exil, auraient pu faire que la 3e génération des exilés soit acquise à la culture du lieu (culte, langue). Il n’en fut rien. Ce que les rois d’Israël n’avaient pas réussi à faire en termes de fidélité à la loi et à Dieu, en Terre promise, Dieu va le réaliser en Terre étrangère et loin du Temple. Le châtiment imposé par le Seigneur, commence à faire réfléchir les Juifs, et c’est un effet salutaire qui se produit. Un nouveau départ est possible : il faut accepter la réalité de l’exil et veiller à ne plus répéter les erreurs des pères. La fidélité à Dieu et à la Loi de Moïse vont s’imposer aux exilés et l’identité juive va se forger. (Le nom « Juif » sera donné aux Hébreux après l’exil)

Il faut désormais adapter l’Alliance aux nouvelles conditions de vie, trouver de nouveaux fondements pour garder l’identité israélite et maintenir la foi au Seigneur.

Ce que l’on va appeler le « reste » d’Israël va devenir le point de départ d’une restauration religieuse d’un type nouveau : le Judaïsme. L’identité d’Israël va ainsi s’affirmer. Les déportés vont enfin mettre à profit les conseils de Jérémie et face aux coutumes de Babylone, ils vont préciser leurs pratiques religieuses, en particulier, la circoncision et leur calendrier, afin de conserver leur originalité.

Ce qu’ils ne respectaient plus en Juda est maintenant observé : ce qui suscita le rire des Babyloniens, qui dirent aux Juifs : « Sur votre terre vous ne respectiez pas ces lois et maintenant en exil vous le feriez ? ».

  • Le sabbat va prendre sa forme rigoureuse
  • Les obligations alimentaires sont appliquées à la lettre. Le livre de Daniel, nous montre comment les princes judéens refusèrent de manger la nourriture qui n’était pas conforme aux lois alimentaires juives.
  • Des scribes, des laïcs et des prêtres vont réécrire l’histoire du peuple et mettre par écrit les traditions orales sur Moïse, sur Abraham, Isaac, Jacob pour donner une histoire à ce peuple d’exilés et pour conforter sa foi. On fixe le corpus de l’A T et de nouveaux livres voient le jour. (On dit parfois que la Bible est née à Babylone)
  • A l’absence de culte, la classe sacerdotale soutenue par les prophètes particulièrement le 2e Isaïe et Ezéchiel, utilise des synagogues comme lieux de prière, sans toutefois remplacer le Temple, ni la sacrificature.
  • Le plus important est qu’à travers cette épreuve, ils découvrent la présence inconditionnelle de Dieu : Dieu est là, en terre étrangère, présent dans le malheur, il les secourt. L’exil devient alors « diaspora » (Ce terme désigne encore aujourd’hui des communautés juives vivant à l’extérieur du pays d’Israël) on commence à envisager la possibilité de vivre en dehors du pays. 
  • Par contre, durant cette période, ils vont perdre leur langue d’origine au profit de l’araméen, utilisé lors des échanges commerciaux. Il faut donc disposer de personnes capables d’interpréter les versets de la Torah et d’expliquer leur signification. Les scribes remplirent cette fonction, lisant la Loi en hébreu et l’expliquant au peuple en araméen. L’alphabet hébreu actuel a été adopté pendant cette période.


Comme les Écritures l’avaient annoncé, le peuple juif retournera à Jérusalem après 70 ans d’exil. Cette prophétie s’accomplira en 537 av. J.-C., quand le roi Cyrus de Perse ouvrira la voie au retour.

Tout concourt au bien de celui qui aime Dieu ! L’Exil aura été une période fondatrice qui a donné naissance au Judaïsme. Israël passe
d’un peuple identifiable par un état, une royauté, un temple, à une communauté identifiable par l’observance de la loi et de nouvelles institutions et l’affirmation de l’unicité de Dieu.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *