Le prophète Elie (1)
Introduction
Au cours de l’année dernière, nous avions dans un premier temps, fait connaissance avec les patriarches Noé, Abraham, Isaac et Jacob, nos pères dans la foi, ces hommes fondateurs du peuple juif, ce peuple particulier, choisi par Dieu afin de se faire connaître.
Nous avions ensuite, grâce à Joseph, suivi les descendants de Jacob lors de leur installation en Egypte. Ils y avaient vécu heureux et s’étaient tellement multiplié qu’au bout de 400 ans, ils étaient une menace pour Pharaon qui en fit alors ses esclaves.
C’est alors que Dieu avait appelé Moïse pour libérer son peuple et le conduire hors d’Egypte ; exode durant lequel a lieu le passage miraculeux de la « mer des Joncs ».
Dans le désert, en route vers la Terre Promise, Dieu essaie de façonner son peuple et lui donne sa Loi dont l’essentiel se trouve dans les 10 commandements.
Assez rapidement après son installation en Terre promise, après avoir été dirigé par ceux que l’on appelait les Juges, le peuple demande à être gouverné par un roi. Nous avions alors terminé l’année avec les premiers rois d’Israël, Saül, David et Salomon.
Ce dernier, après avoir été réputé pour sa sagesse, et avoir fait construire le Temple de Jérusalem, avait, pour plaire à ses nombreuses concubines, fait retomber son peuple dans l’idolâtrie.
Roboam, son fils va être un oppresseur tant sur le plan politique que financier au point que la plus grande partie de la nation va se soulever et le pays se diviser en deux royaumes : ce que l’on appelle le schisme :
- Le royaume du Nord, qui prend le nom d’Israël, avec pour capitale Samarie. Il regroupe 10 tribus.
- Le royaume du Sud, ou royaume de Juda dont la capitale reste Jérusalem, réunit les 2 autres tribus.
1 le contexte de l’arrivée du prophète Elie
C’est au Royaume du Nord que nous allons nous intéresser aujourd’hui, en découvrant le prophète Elie, vers 870 avant notre ère.
Six rois se sont succédés dans ce royaume depuis la séparation en deux états. Le 7e, Acab, a su développer son pays. Il a multiplié les relations commerciales et culturelles avec les pays étrangers. Il a construit des routes et des villes : le « baron Haussmann » de son temps.
Mais les auteurs de la Bible ne retiennent que son comportement religieux idolâtre.Il a en effet épousé la fameuse reine Jézabel, fille du roi de Tyr. Elle a amené avec elle ses dieux, au point que le culte de Baal a été établi officiellement et que tout ce qui rappelait le Dieu unique a été saccagé.
« A Samarie même, Acab construisit un temple pour Baal, il fabriqua aussi le Poteau sacré d’Ashéra. Par ses actions Acab ne cessa de provoquer l’indignation du Seigneur, Dieu d’Israël, plus encore que tous les rois d’Israël qui l’avaient précédé. » (I Rois 16, 32-33).
En Israël, quand le peuple est infidèle, ou lorsque le roi désobéit à Dieu, nous l’avons vu avec David, Dieu envoie ses prophètes. Leur rôle n’est pas de prédire l’avenir comme nous le croyons parfois, mais de transmettre la parole de Dieu pour remettre une personne ou le peuple dans le droit chemin de l’Alliance.
C’est ici que Dieu va choisir Élie pour qu’il soit son porte-voix auprès du roi.
2 le prophète Elie,
Le prophète Elie apparaît de façon très soudaine au chapitre 17 du 1er livre des Rois. Son nom est à lui seul une profession de foi : Éliyahu en hébreu signifie : « mon Dieu est Seigneur », nom qui sera en quelque sorte sa devise et son programme, puisque l’aspect central de sa mission sera de rappeler que le Seigneur est l’unique vrai Dieu et qu’à lui seul un culte doit être rendu.
Nous ne savons pas grand-chose de lui si ce n’est qu’il vient de Thischbe, d’où le fait qu’on l’appelle souvent « Elie le Thischbite ». Thischbe est une localité de la Haute-Galilée, dans les montagnes de Galaad, à l’est du Jourdain. C’est donc un homme d’une pauvre contrée désertique, que Dieu choisit pour paraître devant le roi, avec un message tout à fait désagréable puisqu’il est chargé de rappeler à l’ordre un roi et sa nation idolâtre.
On ne sait rien de la naissance d’Elie, ni de sa jeunesse et de sa famille, et il n’a rien écrit. Par contre, nous connaissons avec beaucoup de précisions les étapes successives de son ministère, ce qui n’est pas le cas pour des prophètes comme Isaïe ou Jérémie, pour lesquels la Bible nous rapporte davantage leur message.
3. Les étapes de son ministère
a) Une sécheresse de 3 ans et demi
« Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n’y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j’en donne l’ordre. » (1 Roi 17,1)
Voilà une sanction prononcée par le prophète, mais qui n’a rien de nouveau en Israël. Dieu avait prévenu son peuple, il y a déjà longtemps. Nous trouvons cela dans le Lévitique (26, 3-13). Dieu s’était engagé à envoyer les pluies en leurs saisons si son peuple lui était fidèle, dans le cas contraire, il avait également promis la famine, afin de le corriger et de le ramener à Lui (Lévitique 16, 14-21). (Rappelez-vous dans le livre de Ruth, nous avions déjà rencontré une famine due à la sécheresse au point que Noémie et Elimélek avaient dû fuir Bethléem.)
Cette sécheresse était d’autant plus parlante pour le roi et son peuple, que Baal était souvent invoqué par les païens pour apporter la pluie.
Retenir la pluie pendant 3 ans ½ va être le premier miracle que Dieu accomplit par l’intermédiaire d’Élie. Une terrible famine va s’ensuivre dans tout le royaume.
Au torrent du Kérith
Au même moment, Dieu ordonne à Elie de quitter Israël et de se cacher près du torrent du Kérith, qui se jette dans le Jourdain. Voilà qui peut nous surprendre : Elie a exercé son ministère de prophète avec autorité, il a osé se présenter devant le roi… Et après avoir dit ce qui lui pensait nécessaire, voilà que Dieu l’envoi au désert, dans une terre étrangère, afin de se cacher, pour y être seulement nourri par des corbeaux, et se désaltérer dans le torrent.
Est-ce que le prophète est allé trop vite, en menaçant le pays de sécheresse, au nom de Dieu, sans avoir vraiment l’aval du Seigneur ?
Dieu veut-il mettre Elie à l’abri de la colère d’Acab ?
Ce qui est sûr, c’est qu’en l’envoyant seul et en terre étrangère, Dieu va façonner Elie et en particulier, le protéger de l’orgueil.
Quand on est capable de fermer le ciel par sa parole, de faire en quelque sorte la pluie et le beau temps, la tentation peut être grande de quitter le chemin de l’humilité. Le silence et la solitude deviennent alors des opportunités pour la conversion.
Le prophète fait aussitôt ce que le Seigneur lui demande, et Dieu est fidèle à sa promesse. Caché par l’Eternel, loin des applaudissements ou des critiques, Elie va apprendre à ne compter que sur Dieu seul. « Tu boiras au torrent, et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. »
Sa survie va être un don de Dieu, et cela passe par les corbeaux, qui sont des animaux impurs pour le peuple d’Israël.
Cela a dû être très parlant pour Elie, mais pas une seule fois les oiseaux ne manqueront au rendez-vous, jamais ils n’apporteront les provisions d’une semaine, ni même d’une journée complète ; deux fois par jour, juste la quantité nécessaire, comme la manne que les Hébreux ramassaient chaque matin dans le désert.
De cette manière, Dieu façonne Elie, dans la foi et la confiance. Il apprend à ne compte que sur Dieu.
La veuve de Sarepta
Avec la sécheresse, le torrent finit par tarir. Dieu continue de prendre soin d’Élie en le dirigeant vers une mission particulière chez une veuve de Sarepta.
« Tu y habiteras ; il y a là une veuve que j’ai chargée de te nourrir » (1R 17,9)
Là encore, Elie obéit, fait ce que Dieu lui demande, lui faisant confiance. Il part et trouve en effet sur sa route une veuve à qui il ose demander d’abord à boire puis à manger ! Cette fois, nous sommes surpris car non seulement cette femme n’a pas été préparée par Dieu ; et ce qui est un peu pathétique, c’est qu’elle n’a plus rien pour vivre. De plus elle est étrangère et païenne.
Pourtant, Elie semble ne pas manquer d’audace, ou plutôt il a confiance en Dieu et il demande alors à la femme de lui préparer d’abord un pain et qu’ensuite elle en fera un pour elle et son fils. Car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : « le pot de farine ne s’épuisera pas, et la cruche d’huile ne se videra pas, jusqu’au jour où l’Eternel enverra la pluie sur la surface du sol. » Et finalement, grâce à Dieu, mais aussi à l’obéissance d’Elie, en venant en aide au prophète, cette femme va être sauvée avec son fils puisque la jarre d’huile et la farine ne s’épuiseront pas.
De prime abord, on est surpris. Une veuve étrangère au peuple élu, habitant en territoire païen, est chargée de nourrir au quotidien l’un des plus impressionnants prophètes du Seigneur. Jésus nous en donne la raison.
« Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. »
Elie a quitté le pays d’Israël pour se rendre dans cette contrée, dite païenne, à cause de l’extrême misère spirituelle de son peuple.
Mais nous franchissons un pas de plus dans la découverte de la puissance du Seigneur par l’intermédiaire de son prophète. En effet, quelques temps plus tard le fils de la veuve tombe malade et meurt. Élie est stupéfait, il apostrophe alors Dieu en lui demandant s’il l’a fait venir chez cette veuve pour faire mourir son fils. La veuve de son côté semble croire à une punition divine. Le Seigneur répond par le miracle : il rend la vie à l’enfant.
Cette « résurrection » montre à la veuve, qui est une fidèle de Baal, que Dieu est tout puissant et ainsi elle reconnaît l’autorité d’Élie : « maintenant je sais que tu es un homme de Dieu ».
b) Elie sur le mont Carmel
Au bout de 3 ans, alors que les effets de la sécheresse sont devenus dramatiques, Dieu demande à Élie de se présenter devant Acab car il va enfin envoyer la pluie.
Le roi Acab persécutait Élie et le recherchait partout. Pourtant sur l’ordre de Dieu, encore une fois, Elie part, sans discuter, sans en savoir plus, dans un abandon total à la volonté divine. Il finit par rencontrer Acab parti à la recherche d’herbe pour nourrir ses chevaux.
Élie veut marquer un grand coup et provoquer la conversion du peuple en manifestant la vitalité du seul Dieu vivant et vrai. Il demande alors au roi de rassembler le peuple d’Israël et quatre cent cinquante prophètes de Baal sur le mont Carmel, afin de manifester la gloire du Seigneur.
Pour cela, deux jeunes taureaux vont être immolés par le feu. L’un est préparé par les 450 prophètes de Baal et les 400 prophètes d’AShéra, l’autre par le dernier prophète du Seigneur, Elie, mais sans y mettre le feu. Le défi consiste pour chacun à invoquer le nom de son dieu afin qu’il réponde par le feu venant du ciel.
Elie de son côté, va jusqu’à creuser autour de son autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres d’eau, histoire de compliquer les choses.
Pendant plusieurs heures, les prophètes de Baal invoquent leur dieu sans résultat. Elie s’en donne à cœur joie : « il se moque d’eux : « Criez plus fort, il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; peut-être il dort et il se réveillera ! Mais Baal ne répondit pas aux invocations de ses prophètes.
Alors Élie s’adressa au Seigneur : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre. Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! Et le feu du Seigneur tomba, dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole » (1R 18, 36).
La victoire du Dieu d’Israël est éclatante sur les dieux païens, au point que le peuple se repent de ses fautes et acclame le Seigneur
La sanction est impitoyable les 450 prophètes de Baal sont saisis et égorgés et une pluie dense s’abat alors sur les terres asséchées… Ce fut la fin de la sécheresse.
La puissance de cet épisode biblique conduira de nombreux siècles plus tard à la naissance d’un ordre monastique, celui des Carmes. Nous imaginons facilement la joie d’Elie, mais peut-être aussi sa fierté, l’orgueil probablement devant cette parole d’autorité à laquelle Dieu a répondu.
Mais cela ne dure pas. En effet quand Acab raconte à sa femme comment Dieu a manifesté sa puissance, elle est tellement irritée qu’Elie ait égorgé tous ses prêtres, qu’elle jure de le faire mettre à mort.
Dieu a beau être avec Elie, ce dernier prend peur. De plus il est épuisé. Si Jésus a parfois senti sa force le quitter à l’occasion de certains miracles, on peut imaginer l’énergie déployée par Elie au cours de tous ces miracles.
Lui qui croyait désormais être reconnu de tous, va traverser une période de crise de foi et de dépression. Il est un peu dégoûté, comme nous disons. Il n’a plus le courage de poursuivre son service et s’enfuit au désert, et cette fois, c’est de son propre chef, ce n’est plus Dieu qui l’envoie. Il est convaincu que son ministère est un échec, que ses efforts n’ont été qu’un coup d’épée dans l’eau. Il finit même par désirer la mort et lance un cri d’appel vers Dieu : « Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères. »
Cette prière, Dieu ne l’exaucera pas, au contraire, Il répond à son cri en lui envoyant une consolation afin de lui rendre la vie. Comme pour Jésus à Gethsémani au moment de sa Passion un ange vient le toucher et dépose à côté de lui une galette et une cruche d’eau.
Élie a mangé ce pain envoyé par le Seigneur ; il a bu et il s’est rendormi. Puis, il retrouve la force de se lever. Ce pain cuit sur des pierres chauffées soutient Elie et l’aide à marcher 40 jours et 40 nuits dans le désert pour atteindre l’Horeb. (Les gens du Nord disent l’Horeb, ceux du Sud parlent du Sinaï, mais il s’agit toujours de la même montagne. )
Un jour de marche l’avait épuisé, mais avec cette nourriture d’en-haut, il est capable de marcher 40 jours et 40 nuits. Ce fut comme une mystérieuse communion reçue de la main de l’Ange du Seigneur, qui constitue une anticipation de l’Eucharistie. C’est le symbole du pain eucharistique qui nous communique la grâce de Dieu et nous donne la force d’accomplir notre pèlerinage jusqu’au moment de la rencontre avec le Dieu Trinité.
c) Elie à l’Horeb
En arrivant à l’Horeb, Elie entre dans la caverne où Dieu s’était révélé à Moïse, il se recroqueville sur lui-même et y passe la nuit. Et voici qu’il entend Dieu lui dire : « Que fais-tu là, Élie ? » La question peut nous surprendre, sans doute Dieu veut veut-il qu’il explique les raisons de sa fuite, suite aux menaces de Jézabel. A la question du Seigneur « que fais-tu là », il répond simplement, comme si Dieu n’était pas au courant de ce qui lui arrive.
« J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de l’univers. Les fils d’Israël ont abandonné ton Alliance, renversé tes autels, et tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis le seul à être resté et ils cherchent à prendre ma vie. »
Le début de la phrase exprime ce qui l’anime : une ardeur jalouse pour le Seigneur, un feu intérieur qui le conduit à tout faire pour que le Seigneur seul soit adoré et servi. Puis il livre un autre aspect de ce qu’il ressent : Il ne tolère pas que le peuple d’Israël ait un cœur partagé entre Dieu et des idoles et que lui qui se retrouve le seul à être resté fidèle, on cherche à le faire mourir.
Dieu lui demande alors de sortir de sa grotte et de se tenir sur la montagne car il va passer. Près de 600 ans après au lieu même où Moïse avait rencontré Dieu.
Et vous connaissez la suite : À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère. Et là, Élie se couvre le visage, car il se sent indigne. S’il se voile la face pour ne pas voir, il s’approche pourtant pour entendre la voix de Dieu qui lui pose la même question : « Que fais-tu là Élie ? » la voix personnelle de Dieu.
Au début et à la fin du récit, le dialogue entre Dieu et Elie est en apparence le même. Mais entre les deux, le Seigneur a fait cheminer Elie. Ce dernier avait mis Dieu au défi de prouver sa puissance face aux divinités païennes. Ce que Dieu ne lui avait jamais demandé : « Tu ne mettras pas le Seigneur ton Dieu à l’épreuve ».
Dans la caverne, Elie apprend que le Seigneur est un Dieu qui se fait proche et qui parle dans le silence absolu. Le prophète prend aussi la mesure de sa pauvreté. Il venait de délaisser le peuple de Dieu, il avait subitement, de son propre chef, quitté le champ d’activité que le Seigneur lui avait dévolu. Il se considérait désormais « inapte » à tout service et pour autant nous ne le voyons pas intercéder pour ce peuple, comme l’avait fait Moïse, ou même Abraham marchandant pour sauver les justes de Gomorrhe.
Maintenant Dieu le réhabilite, Elie est prêt à se remettre à la tâche. Sa mission n’est pas terminée : elle sera encore à risque, puisqu’il doit se rendre à Damas pour consacrer deux rois dont le successeur d’Acab et consacrer Élisée, appelé à être son disciple.
A Pierre aussi, avant son reniement, le Seigneur dit : « J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas » – et pour l’aider à surmonter son désespoir, après la résurrection, il lui avait confié cette belle mission : « « Sois le berger de mes agneaux. » (Jn 21,15).
Pour Elie, ces onctions sont une réelle marque de confiance, Dieu compte vraiment sur Lui puisque :
- Il va consacrer Hazaël comme roi de Syrie ; et Jéhu, qui deviendra roi d’Israël, c’est-à-dire le roi qui deviendra le successeur d’Acab, son ennemi
- Elisée qui va être son disciple et qui poursuivra son œuvre. Désormais, il ne sera plus seul dans sa mission.
Alors le prophète obéit…